‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 22 sur 72 · BAGNÈRES-DE-BIGORRE · texte numérisé non relu

BAGNÈRES-DE-BIGORRE

Les bourgeois de Bagnères donnèrent aux dominicains un lieu de résidence en dehors de a ville, donation constatée par un acte du 5 août 1344; on leur accorda ensuite deux arpents de terrain dans l'enceinte des murailles ; Philippe de Valois amortit le fonds en 1348 ; avec la >ermission (1367) d'Édouard, prince de Galles, c’est là que se t'ansférérent les religieux malgré es difficultés qu'on leur suscita.

Le xve siècle fut témoin, en leur faveur, d’abondantes libéralités et de belles sépultures. Marie de Campène, habitant à Trébons, fonda un obit (1458) ; Menaut d’Aure, vicomte d’Asté,

ut enterré chez les frères (1435). Le couvent ruiné par la guerre fut reconstruit par la

amille d'Asté (Asté à une lieue de Campans). I nous a laissé la belle tour qui est encore un des ornements de la ville, et dont le style le rattache à cette époque, on y voit les armes de Navarre, Foix, Béarn, Evreux, les fleurs de lis, etc. Parmi les pierres du xve siècle, nous devons noter surtout un rétable conservé à la villa Théas, vendu, puis disparu sans qu’on puisse savoir son

sort. Ce rétable porte sur deux rangs les représentations de l’évangile et dans le bas deux person-

nages qui paraissent être le vicomte d’Asté, Jean IT, et la vicomtesse Marie de Campène, sa femme. — La photographie de cette pierre intéressante nous à été communiquée par M. l'abbé Peponey,; mais le cliché en est perdu.

Le cloître n'existe plus, mais grâce aux dessins et à la sagacité d'archéologique de M. du

Seuil, nous avons pu en reconstituer une travée et en présenter quelques fragments : « Je trouve,

« nous écrit-il, à l'hôtel Gazan, deux portes et une fenêtre anciennes, à l'hôtel de France qui « s'élève sur l'emplacement du cloître, une porte ogivale, une voûte avec nervures et un écusson

€ au milieu ; à la mairie, sous des feuilles, j'ai découvert les chapiteaux et les bases des colonnes

« du cloître. Il y a deux bases et deux chapiteaux doubles en bon état, les colonnes sont un peu € plus loin dans le fouillis. Ailleurs, j'ai retrouvé ces-curieux chapiteaux sous des pots de fleurs, { SOUS un évier ».

La photographie du rétable rappelle deux chapiteaux de ce même cloitre.

À l’aide de ces précieux fragments, à l'aide des plans de 1771, 1785, 1789, nous avons restauré l'ensemble des édifices. Celui de 1771 est le plus explicite, il est attaché à un état de lieux intitulé les « religieux de l'Ordre de $S. Dominique » on lit dans cet état... « le couvent est « dans l'enceinte de la ville, à la rue de Cauterets, avec sacristie, clocher, cloître, avec un € jardin au milieu, leur maison ou dortoir, un autre grand jardin avec deux sorties sur la dite

« rue, l’une par la dite Eglise, l’autre par le cloître. »

BIBLIOGRAPHIE

« Livre terrier de Bagnères. 1771.

& P. LASPALLES, dominicain de Bagnères, Manuscrit.

« Plans des Archives.

« CANETO, Les 18 bus

« FRossaRD, La pierre sculptée des Jacobins de Bagnèi M. Viguerte, 1881, qui la donna à M. Soulies ; elle fut placée depuis dans le jardin de M. Pinson.

« Abbé PEPONEY, Diverses communications.

« M. pu SEUIL, Explorations et dessins.

reliefs de la villa Théas, 1849, 12, brochure fort rare, (L j. 9. 4035), l'auteur dit qu'elle fut vendue à

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