‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 31 sur 72 · BORDEAUX · texte numérisé non relu

BORDEAUX

Dès l'année 1930, l'archevêque de Bordeaux, Géraud de Malemort, appela les Frères Precheurs dans cette ville. Armance Colomb se présenta pour leur bâtir une demeure, mais empêché par la mort, il en laissa le soin et l'argent nécessaires à l'archevêque, il laissa aussi à son fils sa prédilection pour ces religieux. La modestie de ceux-ci empêcha leur bienfaiteur de se livrer à des dépenses excessives, au lieu de couvrir l'Église de voûtes, on laissa la charpente apparente, souvenir que Bernard Gui à recueilli pieusement; € ..... eclesiam fabricart et fecisset cum testitudine lapidea, fratres si illius temporis voluissent ». Le pieux Géraud Colomb après avoir, comme son père, prodigué ses soins aux religieux fut enterré (1278) dans l'Église à droite de l'autel. En 1263, l'Église fut consacrée par Pierre de Roncevaux, archevêque de Bordeaux ; il fut récompensé de ses bienfaits par les Frères qui pour témoigner leur reconnais-

sance placèrent son tombeau au milieu du chœur.

Simon de Montfort (} 1665), fils du célèbre comte éleva à ses frais le dortoir et une belle

infirmerie. Sa fille fut enterrée dans la chapelle S. Pierre. Guillaume Colomb, chevalier

construisit de son argent le réfectoire et la chapelle de l'infirmerie, il fut aussi enterré dans l'Église à l'entrée de la sacristie.

Quelques années après (1280) Grégoire IX chargea l'archevêque de Bordeaux, Simon dé

ochechouart de bâtir le cimetière des Frères dans la paroisse de S. Seurin ; en 1306, Clément V construisit leur dortoir.

Le plan de 1550 et celui de Belle-Forest (1575) rappellent le couvent et nous le montrent non loin des cordeliers et d’un vaste édifice antique qu'on appelle les Piliers de Tudela. Nous avons encore mieux pour nous le rappeler, nous conservons aux archives départementales un plan que le Père Berthet nous a fait calquer et qui nous à permis de restaurer l’ensemble dans une vue cavalière. L'Église avait trois nefs divisées par deux rangées de colonnes, un transept, un petit campanile sur le toit, un chœur et des chapelles latérales. La chapelle du rosaire était importante, celle de S. Dominique d’une vieille construction se terminait par cinq pans et des contreforts. Le couvent devait être victime des remaniements militaires du xvire siècle ; Vauban agrandit le château Trompette, il fit exproprier autour cent toises de terrain pour l'esplanade. D'après un plan qui nous montre ces accroissements, il semble que le couvent ait été démoli en 4701, mais il fut reconstruit plus loin. Ce nouveau couvent existe encore ; il a été transformé en bibliothèque et musée ; l'Église, aujourd'hui paroisse Notre-Dame, a été restaurée en 1832

ornée de statues (1866), de fresques (1874).

3LIOGRAPHIE

« DELcuERRY. Plan de Bordeaux de 4550; Vinet dut s’en servir pour former celui qu'il présenta à Charles IX

« BE Ë « BERNARD Gui, Amplissina collectio, p. 4T1.

'oREST 15

« JuLLIAN, Histoire de Bordeaux.

€ BAUREIN, Essai topographique sur le diocèse de Bordeaux.

« Léon Drouyn, Bordeaux en 1450 (L. K7 14033).

« Plans des archives départementales. — Plan de Toury 1755.

« Douais (abbé), Les Frères Précheurs en Gascogne, (archives historiques de la Gascogne, 89, p. 263. « Goc Guide de l'étranger à Bordeaux 1865.

« Granir, Histoire de Bordeaux, p. 274.

« R. Père BerTuer, Plans, documents, correspondance.

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Les dominicains s'établirent fin obtenu du Pape Jean XXII u

gent, privilèges, exemptions, aba

les forêts ducales le bois nécess:

puissantes du pays imitèrent ces

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