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LOS LES TROUBLES PSYCHIQUES

Ces troubles tiennent certainement une place importante dans

l'histoire des craniopharyngiomes.

À un stade avancé de l’évolution de toute tumeur cérébrale ou

dans toute grande hypertension intra-cranienne, on observe des

troubles de la conscience, qui peuvent donner tous les intérmédiaires entre le sommeil, la torpeur et le coma.

On peut voir dans certains cas un état rappelant la confusion mentale, nous avons insisté sur ce point et nous n’y reviendrons pas. Une partie des troubles psychiques peut donc être due à l'hypertension intra-cranienne, et c’est un point sur lequel ont insisté BARUK, VAN BOGAERT, FuLTon et BAILEv.

Pourtant, il serait certainement inexact de faire jouer à l’hypertension intra-cranienne un rôle exclusif dans les troubles mentaux des craniopharyngiomes. Il n’est pas douteux que les tumeurs de la base du cerveau en dehors de toute hypertension intra-cranienne donnent des troubles mentaux qui peuvent être importants, au même titre que certaines tumeurs du corps calleux ou des lobes frontaux.

RoDoipxE LEy rapporte le cas d’une petite tumeur, strictement localisée à l’infundibulum, chez un enfant de onze ans qui présentait un gros ralentissement psychique. CusHiNe avait

insisté sur le ralentissement extrême de l’activité de certains . malades. Ces troubles du caractère et de l’affectivité sont très

importants. BARUK, dans sa thèse, insiste sur l’apathie, l’immobilité, l’inertie, l'indifférence au monde extérieur de ces malades,

Ces troubles du caractère ont été notés par Roussy et LHER- MITTE, CLAUDE et SCHAEFER, AGOSTINI, CESTAN et HALBER- STAEDT.

FuLron et Baizey ont insisté sur les «émotional disturbances » dans ces cas. Et ils ont noté l'indifférence de certains malades, l'excitation psycho-motrice de certains autres à tÿpe maniaque. S'appuyant sur les données expérimentales récentes, ils invoquent le rôle important de l’hypothalamus.

Les troubles mentaux sont certainement très fréquents, ét nous les retrouvons dans un grand nombre de nos observations aussi bien chez l’enfant que chez l’aduite.

Dans certains cas, les troubles mentaux sont au premier plan

P. Droguet 5

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