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LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN

La ponction lombaire n’apporte vraiment aucun argument clinique au diagnostic des craniopharyngiomes, aussi si les signes cliniques sont nets, jugeons-nous inutile de la pratiquer. Il est toujours dangereux de faire une ponction lombaire au cours des tumeurs cérébrales et dès qu’il existe des signes d’hypertension intra-cranienne, elle est formellement contre-indiquée.

Bien souvent, devant un diagnostic hésitant, on fait une ponc-

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tion lombaire. Ce qu’elle montre de plus net, c’est l’absence de

réaction méningée et l’absence de signes d’une syphilis hypothétique.

Dans bien des cas, le liquide céphalo-rachidien est absolument normal.

On note parfois une hyper-albuminose discrète autour de 0,40, 0,50, avec réaction de Pandy positive, lymphocytose normale, benjoin colloïdal normal, ou légèrement élargi, et B.-W. négatif. Il y a parfois dissociation albumino-cytologique avec albuminose à plus de 1 gr. et nombre des leucocytes normal.

Pourtant, on a noté à plusieurs reprises, et l’on a insisté sur ce point, l’existence de réactions cellulaires importantes du liquide céphalo-rachidien.

L'observation princeps de CLaAuDE et LHERMITTE montrait

une lymphocytose importante. ViGGo CHRISTIANSEN a noté parfois une réaction énorme (800 éléments). Parfois la réaction est moindre (100 à 300 éléments). Le plus souvent, la réaction celulaire est d’une cinquantaine d’éléments. Il ne s’agit jamais de lymphocytose pure, entre les Iymphocytes, on trouve toujours des cellules plus grosses et d’une autre structure. Vicco CHris- TIANSEN a dans ces cas trouvé à l’autopsie une usure des os dela base, en particulier du fond de la selle. Il interprète cette réaction cellulaire comme une réaction méningée de voisinage au contact des cavités pharyngées qui constitueraient une source d'infection pour les os de la base.

VAN BOGAERT a retrouvé une hyperleucocytose dans un cas de kyste de la poche de Rathke avec 824 éléments et albumine à 0,55. Mais pour lui, il n’est pas nécessaire d’avoir affaire à une tumeur volumineuse usant l’os, pour expliquer ces réactions. Il s’agit peut-être d’une « inflammation symptomatique sans hyperalbuminose et sans signes méningés vis-à-vis dés substances kystiques ou de produits de désintégration qui doivent fatalement transsuder au niveau de ces tumeurs polykystiques et papillaires qui plongent en plein liquide céphalo-rachidien ».

BouquiEr et HOERNER dans un cas de kyste de la poche de Rathke avec réaction méningée ont trouvé autour de certaines cellules épithéliales dégénérées et de calcosphérites, un processus intense de réaction tissulaire avec afflux de leucocytes. Ce processus se propage de la paroi du kyste à la méninge et explique pour eux la réaction méningée.

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