CHANSON ESPAGNOLE
es yeux ont la chaleur des nuits Qui débordent de sérénades, Ce n'est pas ton regard qui luit, Ce sont astres k myriades.
Tes yeux ont la chaleur des nuits I
Ta bouche, ô la pourpre grenade Où mordre pour mieux t'adoucir Et pour mieux dissiper l'eau fade D'avant la liqueur du désir I Ta bouche, ô la pourpre grenade î
Ta cha'r d'or, le son de ta voix, Tout parle de tes nonchalances.
Ma belle Andalouse, tu dois Etre douce dans le silence.
Ta chair d'or, le son de ta voix 1
Tes cheveux, la nuit de Grenade !
Multiple arabesque au soleil î Ont des abandons de cascade Et des rampements sans pareils, Tes cheveux, la nuit, à Grenade I
roi
Et les ruses de tes regards t.. .
Ton être comme un vent caresse, Verger neigeux de parfums, tard, Fruit mûr qui s'offre avec mollesse Le soir, aux larmes des regards.
Comme en la mauresque ballade
Tu es un œillet lourd de nard :
A toi l'amour de la grenade,
A toi mes sanglots et mes dards !
Tes yeux sont lourds de séx^énades
*~toï.-e