SCENE III
Les Précédens % FRANÇOIS.
GRAND-JEAN, criant.
En voulez-vous des balais d'crin , des houssoirs et des Plumeaux , mesdames ?
FRANÇOIS
Ah! 1 Vieux père Lagoutteî. . est c'que ça ne va pas mieux à c'matin ? vite un gâteau et un poisson en deux verres.
GRAND-JEAN, lui donnant des flûtes et lui versant à boire. C'est ça , le concerto de flûte avec accompagnement z'obligé. C'est fini, pour quant à moi.
FRANÇOIS
Est-c'que l'horloge de l'hôpital z'est dérangé ? qu'il n'veut plus boire, not' ancien?. . . à là vôtre. (Parlant à lui-même). Depêche-toi de prendre ta place ; gn'y aura de la foule ce soir. Voulez- vous que je paye quelque chose pour avoir gardé mon hotte P
GRAND-JÉAN , a François.
Comme tu vas d 'l'avant! . . . est-ce que cette nuit le piquet voleur z'a été son train ?
FRANÇOIS
Comme tu dis , malin.
// prend sa hotte.
GRAND-JEAN
Et au lieur d'aller vendre tes balais et tes plumeaux , tu viens ici attendre cet imbécile de Bardaud et sa sœur Claudine que tu enjôles , si bien qu'ils n'emportent Jamais d'ia halle une centime d la vent'dleux fruits et d'ieux légumes.
FRANÇOIS
Prends donc garde , v'ià que tu t'enrhumes.
GRAND- JE AN
C'que j'dis n'est p't-être pas vrai ?.
FRANÇOIS
Ben du contraire . . .
AlR : On dit que je suis sans malice.
J'en tiens pour la petit' Claudine ,
J' maigris qu' j'en d viens comme unJ sardine !
J' brûl' pour ell' d'un feu peu commun.
Curpidon zJrt moi ça h' t'ait qu'un ;
Oui , d' l'amour je suis la ressemblance.
GRAND-JEAN
C' n'est pns par la figure , j' pense.
FRANÇOIS
J' nous r'semblorls du moins par îe dos; S'il port' des plum' , ]' port' des plumeaux.