‹ Les critères d'aptitude physique: Étude critique et expérimentale de quelques épreuves d'aptitude "cardiaque" à l'effortChapitre 10 sur 125 · ER Ÿ SAUT · texte numérisé non relu

ER Ÿ SAUT

6° L'effet produit est dû à la contraction des muscles, la réaction au changement de position n'étant qu’un cas particulier de la loi générale suivant laquelle le pouls s'accélère sous l'influence du travail musculaire.

GRAVES (46) étudie l’action des modifications pas-

sives de l'attitude du corps (le sujet étant placé sur

une planche à bascule) sur la fréquence du pouls. Il retrouve les exceptions signalées par Guy, les considère comme pathologiques et les attribue à une hypertrophie du cœur.

GoweErs (40) signale lui aussi que chez certains sujets atteints d'une affection cardiaque le pouls, au lieu de se ralentir, s'accélère en position couchée.

MarEy (91), citant les expériences de GUY et celles de GRAVES, rapporte les modifications du pouls suivant les attitudes aux variations concomitantes de la tension artérielle.

ScHAPIRO (124), après des recherches effectuées sur 150 soldats en bonne santé, pose en fait que normalement et constamment, chez l'individu sain, le pouls est moins fréquent en position couchée qu'en position d:bout ; la différence oscille entre 10 et 30 pulsations ; toute exception doit être considérée comme pathologique. | |

SPENGLER (134 et 135) note à son tour, chez des individus à cœur hypertrophié, une égalité de fré-

PANNE à: DE Gi

quence des battements cardiaques dans les positions debout, assise et couchée. LuzzaTo (85) lui aussi confirme les résultats de GRAVES :; selon Jui, l'issue fatale est d'autant plus proche que la différence du pouls suivant les positions est moins marquée.

: AzouLaYy (5), qui consacre sa thèse aux « attitudes du corps comme méthodes d'examen, de diagnostic et de pronostic dans les maladies du cœur », préconise, outre les positions debout, assise et couchée, une aftitude dite « relevée » : le malade est placé le plus horizontalement possible, la tête (seule, sans les épaules) étant fortement relevée par le traversin ; il élève les bras étendus, qu'il porte en arrière vers le chevet du lit, et place ses genoux de telle façon que, les pieds reposant sur le lit et les genoux se touchant, les talons soient aussi près que possible des ischions. Les modifications apportées par les changements d'’attitude à la fréquence du pouls, ainsi qu'à la nature et à l’intensité des bruits cardiaques, peuvent donner lieu suivant l’auteur à une méthode d'examen du cœur et de l'appareil circulatoire, méthode qui servirait en même temps au diagnostic et au pronostic. Voici le résumé des conclusions d'AZOULAY, en ce qui concerne plus spécialement l'influence de la position relevée sur le rythme du cœur :

€ 19 Chez les cardiaques bien plus souvent que chez

les individus sains, on observe des exceptions à la loi des attitudes, c'ést-à-dire que l'attitude qui doit

ralentir occasionne au contraire une accélération du pouls; |

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