INTRODUCTION
En médecine comme en beaucoup d’autres domaines de l’activité scientifique. certaines questions — « problèmes d'actualité », pourrait-on dire — connaissent, après une vogue passagère, un oubli profond. Après un temps de commentaires élogieux dans la plupart des périodiques médicaux, elles deviennent peu à peu
la proie de la critique, puis finissent par disparaître
complètement ; et le discrédit dans lequel elles sombrent paraît d'ailleurs souvent dû, au moins pour une part, à ce que des partisans enthousiastes avaient primitivement fondé en elles des espoirs exagérés.
Les « épreuves d'aptitude fonctionnelle du cœur » nous semblent devoir être rangées dans cette catégorie. Après une ère de prospérité au début du présent siècle, elles étaient, peu avant la guerre, sévèrement critiquées. Les nécessités militaires leur donnèrent un regain de vie, notamment en France, en Angleterre et aux Etats-Unis : dès ce moment cependant, les détracteurs ne manquèrent pas, et presque. aussitôt après la paix le silence se fit à nouveau à leur sujet.
Pourtant, à l’heure actuelle, le besoin d'épreuves de ce genre se fait sentir de plus en plus : pour l’armée, pour l’industrie, pour les écoles, pour les sociétés d'éducation physique et de sport, pour toutes les branches de plus en plus nombreuses de la médecine