TiRox, affranchi et secrétaire de Cicéron
i. Les mœurs de Cf::sAii passaient pour n'être pas exemplaires. — Gatuluc 77-47), poète latin plein de grâce et d'élégance, mais souvent licencieux.
ans. Mais, bien longtemps avant le divorce, Cicéron lui avait retiré cette confiance de l'âme, de l'intelligence et du cœur, richesse inestimable pour l'épouse d'un homme supérieur, quand elle sait l'apprécier, trésor qui ne s'offre pas deux fois et qui a le droit de se refermer quand il s'est offert. Cette confiance, il la réservait à sa chère fille Tullia, à ses amis peut-être, dans une gamme plus légère, aux jolies et brillantes pécheresses avec lesquelles il aimait à causer sans conséquence. Ses dernières lettres à ïérentia ne sont plus que celles d'un propriétaire à son intendant.
Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que Térenlia était dévote. Singulière dévotion, entre le De Nalura rerum de Lucrèce et le De Natura deorum de Cicéron ! Elle consultait les devins et croyait aux prodiges. Cicéron, en homme d'esprit, voulant la paix du ménage, flattait sa manie. « J'ai rejeté, lui écrit-il, de la bile toute pure, et je me suis senti soulagé comme si quelque dieu m'avait servi de médecin. C'est évidemment Apollon et Esculape ; je vous prie de leur en rendre grâces avec votre piété ordinaire. » Ne vous semble-t-il pas, sauf les nuances, entendre un Parisien libre penseur encourageant sa femme à persévérer dans ses pratiques pieuses pour mettre à l'abri des intempéries sa tranquillité conjugale?
(Nouveaux Samedis, 3** série, Cicéron et ses amis^.)