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COMMENT PROCÈDENT LES AUTEURS DE « PENSÉES

Ce sont les mots eux-mêmes et les tours de phrase connus qui suggèrent le plus de pensées.

Voici d'abord une formule d'un assez grand usage. Il s'agit de trouver quatre sentiments, passions, vices, vertus^ qualités, défauts, etc., dont les deux premiers soient entre eux dans le même rapport que les deux derniers. Le schème ordinaire est celui-ci : ... est à... ce que ... est à ... Il est évident que, dès qu'on a les deux premiers mots, on parvient presque toujours à trouver les deux autres. Par exemple (mais il va sans dire que mes exemples n'ont aucun prix : je les improvise, et ils valent exactement ce qu'ils me coulent), on me donne pudeur et innocence. Voyons un peu ; La pudeur est à l'innocence... mettons : ce que la modestie est

i. Il s'agit ici do Louis XIV, que M"»» de Maintenon épousa. Elle avait été introduite à Versuilles comme institutrice des enfants de M™" de Muntespan, qu'elle remplaça dans la faveur du roi.

2. M™» Deshoulikues, auteur de poésies pastorales. Ses poésies philosophiques,, inspirées de Lucuècf:, mériteraient d'être connues.

3. On appelait au xvii» siècle un libertin, l'homme que nous nommerions libre penseur.

4. On dcsigno sous le nom de bas-bleu, et cela par ironie, une femme qui se pi(juo de litt«'rature.

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