‹ Les critiques littéraires du dix-neuvième siècleChapitre 147 sur 223 · PARALLÈLE ENTRE ARISTOPHANE ET RABELAIS · texte numérisé non relu

PARALLÈLE ENTRE ARISTOPHANE ET RABELAIS

Rabelais, comme Aristophane 3, reste sain dans l'impureté. Son fumier a la vertu de celui des étables ; il guérit les consomptions de l'esprit, les phtisies de l'âme. Les ordures semées dans son livre recèlent, comme l'engrais du champ, des trésors de fécondité. Les vices de ses personnages perdent toute laideur, en s'étendant sur des proportions colossales. Leurs ripailles énormes, leurs « beuveries » intarissables, ne vous répugnent point; car c'est au banquet de la nature qu'ils semblent assis. Le festin de Trimalcion^ soulève des nausées ; la gloutonnerie de Gargantua engloutissant des montagnes de tripes et d'andouilles ne choque pas plus que l'absorption

1. Euripide (4SO-406), élève du philosophe Akaxagore, vécut loin des afTaires publiques et mourut en Macédoine. Il peint librement et franchement la passion. h nous reste dix-neuf pièces do ce poète. Les principales sont : Iphif/cnie à Aulis, Hécube, Alceste.

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