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Des mots qui exagèrent la pensée

4. Louise Labbé (1326-1366), femme poète, née à Lyon. Elle avait appris les langues anciennes et modernes. Ses œuvres, prose et vers, ont été imprimées à Lyon en 15o5.

5. M"« de Lespinasse (1731-1770), femme auteur, célèbre par son esprit. Elle fut liée avec la marquise du Deffant, M"" Geoffrin, et avec d'Alembert. On a d'elle un recueil de lettres.

li. M™" Desbordes-Vaumohe, poète élégiaque du xix° siècle.

T. M"° de GouawY (1566-1645), connue surtout par son intimité avec Montaigne, qui l'appelait sa « Bile d'alliance ■. Elle publia, après la mort du moraliste, une édition des Essais, pour lesquels elle éprouvait un véritable enthousiasme.

8. M"» Dacieu (1631-1720), érudite du xviii' siècle, qui traduisit Humèue et prit

autre Clorinde de la naïve érudition d'antan. — M""^ de Montpensier^ est une héroïne de Corneille, très flère, très bizarre et très pure, sans nul sentiment du ridicule, préservée des souillures par le romanesque et par un immense orgueil de race ; qui nous raconte, tête haute, l'interminable histoire de ses mariages manques ; touchante enlîn dans son iualtérable et superbe ingénuité quand nous la voyons, à quarantedeux ans, aimer le jeune et beau Lauzun (telle Mandane aimant un officier du grand Cyrus^) et lui faire la cour, et le vouloir, et le prendre, et le perdre. — Le sourire discret de la prudente et loyale M™" de Motteville'^ nous accueille au passage. — Mais voici M™" de Sévigné, cette grosse blonde à la grande bouche et au nez tout rond, cette éternelle réjouie, d'esprit si net et si robuste, de tant de bon sens sous sa précocité ou parmi les vigoureuses pétarades de son imagination, femme trop bien porlante seulement, d'un équilibre trop imperturbable et mère un peu trop bavarde et trop extasiée devant sa désagréable fille'' (à moins que l'étrange emportement de cette affection n'ait été la rançon de sa belle santé morale et de son calme sur tout le reste). — A côté d'elle son amie M™^ de Lafayette, moins épanouie, moins débordante'', plus fine, plus réfléchie, d'espiit plus libre, d'orthodoxie déjà ]ilus douteuse, qui, tout en se jouant, crée le roman vrai*"', et dont le fauteuil de malade, flanqué assidûment de La Rochefoucauld vieilli, fait déjà un peu songer au fauteuil d'aveugle de M™'^ du Deffand. — Et voyez-vous, tout près, la mine circonspecte de M™" de Mainlenon, cette femme si sage, si sensée, et l'on peut dire, je crois, de tant de vertu, et dont on ne saura jamais pourquoi elle est à ce point antipathique, à

part à la querelle des anciens et des modernes, en se rangeant du côté des anciens.

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