‹ Les critiques littéraires du dix-neuvième siècleChapitre 39 sur 223 · Du fabuliste en général, ninis surtout de La Fontaine · texte numérisé non relu

Du fabuliste en général, ninis surtout de La Fontaine

2. Cbateauiuuami (Génie du Christianisme , 3° pnrtie, liv. IV, ch. v) : « Il ne manquerait rien à Buiïon, s'il avait autant de sensibilité^ que d'éloquence... Lise?, l'admirable article du chien ; tous les chiens y sont... (Ju'y manque-t-il enfin ? Le chien de l'aveugle. »

3. DoLDAN {Mélanges et Lettres, t. I^'", p. -3'} lui reproche cependant, mais avec beaucoup d'exagération, le défaut de simplicité: « Ce rhéteur, qui se croit naturel, parce qu'il perche sur les cèdres du Liban, en habit d'académicien. »

licables pour le soulagement du pauvre et l'amélioration du sort des peuples. Par là, BufTon, malgré sa réserve, figuie dans cette mission philosophique du xviii° siècle, mission qui eut ses erreurs de zèle, ses imprudents apôtres et ses faux prosélytes, mais qui n'en fut pas moins grande dans l'intention comme dans ses efFets, et dont l'intluence a transformé la société française et s'est étendue même sur les gouvernements absolus, qui la contestent ou l'accusent. Au milieu du mouvement intellectuel de son siècle, le pouvoir de Buffon fut dans son éloquence; et cette éloquence, exempte de passions et de querelles, tenait en grande partie à l'élévation même de ses études et au calme de sa vie.

{La Littérature au dix-huitième siècle, vingt-deuxième leçon'.)

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