‹ Les critiques littéraires du dix-neuvième siècleChapitre 48 sur 223 · Dans le Discours sur l'histoire universelle · texte numérisé non relu

Dans le Discours sur l'histoire universelle

partage l'ardeur qu'elle décrit*; soit que, dans Timpélueuse richesse de tes sermons à demi préparés ^, tu saisisses, lu entraînes toutes les vérités de la morale et de la religion, partout tu agrandis la parole humaine, tu surpasses l'orateur antique; tu ne lui ressembles pas. Réunissant une imagination plus hardie, un enthousiasme plus élevé, une fécondité plus originale, une vocation plus haute, tu semblés ajouter l'éclat de ton génie à la majesté du culte public, et consacrer encore la religion elle-même. Grand homme, peut-on parler d'éloquence sans commencer et sans finir par ton nom ? Orateur invincible, écrivain inimitable , que ton image brille dans cette enceinte'*, pour être l'inspiration toujours présente de notre enseignement et de nos auditeurs!

{Discours et Mélanges littéraires^. — Discours prononcé

en décembre 1822, à l'ouverture du cours d'éloquence

française.)

1. Allusion aux oraisons funèbres de Henriette de France et deCondé.

2. D'Alembert a ainsi qualiûé les sermons de Bosscet : « Ces dessins heurtés et rapides, les traits d'une touche libre et flère, et la première sève de l'enthousiasme créateur. »

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