vol. in-12; Charpentier éditeur, Paris
5. Des inventions fabuleuses créées par les poètes dramatiques.
ti. On rapporte, par exemple, que lors d'une représentation de YHécyre de Térence, le plus attique des poètes comiques latins, le peuple quitta bruyamment le théâtre dès les premières scènes, pour aller voir des lutteurs et un danseur de corde.
7. Philoctètc, Œdipe roi et Œdipe à Colone étaient des tragédies du poètegrec Soi'HOCLE.
en est aussitôt puni par une prompte décadence. En effet, les émotions qui viennent du corps sont bornées et monotones : on connaît bien vile toutes les contorsions tragiques des passions exagérées ' ; on s'aperçoit promptement que ces cris de souffrance et d'agonie qui, la première fois, ont frappé l'oreille d'un coup inattendu et terrible, rendent toujours le même son, et au bout de quelque temps l'auteur et le spectateur viennent échouer contre l'impossibilité de faire sentir autre chose que ce qu'ils ont fait et senti hier. J'ajoute que c'est sur cet écueil que doivent venir échouer tous les arts qui sortiront du cercle de l'imitation matérielle. La nature matérielle est beaucoup plus bornée que la nature morale, soit pour jouir, soit pour souffrir. L'âme, dans ses douleurs, est patiente et variée, parce qu'elle est immortelle, tandis que le corps, après souffrir, ne sait que mourir : c'est la seule variété et la seule péripétie qu'il sache mettre dans ses douleurs, et de là aussi, au théâtre, la stérilité et la monotonie des souffrances matérielles -.
[Cours de littérature dramatique '.)