AMÉLIE, ARMAND
ARMAND, assis à la tabie et à part.
Quelle joie dans l’âme de ces pauvres gens!., quelle confiance ils ont dans leur bonheur!
. AMÉLIE, à part.
Pas un regard pour moi!
ARMAND, à part.
Comment faire pour leur apprendre... Je n’en aurai jamais le courage.
AMÉLIE, s’approchant.
Monsieur Armand !
ARMAND
Amélie!.. Oh! pardon 1
AMÉLIE, yirement.
Écoulez-moi... car on va venir, et je ne voudrais pas que personne pût savoir ce que j’ai à vous dire.
ARMAND
Oh ! mon Dieu, Amélie, comme vous êtes émue !
AMÉLIE
Monsieur Armand, depuis que vous êtes arrivé ici, j’ai bien remarqué votre tristesse... vous n’ètes plus avec moi comme jadis; vous êtes gêné...
ARMAND
Amélie!..
AMÉLIE
Vous n’êtes pas heureux... j’en suis sûre, peut-être à cause des projets de votre famille sur vous et sur moi...
ARMAND
Vous pourriez supposer...
AMÉLIE
Je ne suppose rien ; mais si vos inclinations vous portent ailleurs, si vous redoutez la peine que cela ferait à vos parents, dites-le-moi avec franchise; je ne veux pas que leur premier