‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 21 sur 85 · DES CRUSTACÉS EN ORDRES · texte numérisé non relu

DES CRUSTACÉS EN ORDRES

La situation et la forme des branchies , la manière dont la tête s^articule avec le tronc (1), la mobilité ou la fixité des jeux (2) , les organes mas-

(1) Voyez , à l’égard de cette expression et celle du tliorax, employées souvent d’une manière arbitraire, les généralités de la classe des insectes.

(2) Ces organes sont pédiculés et mobiles ou sessiles et fixes. Tel est

DES CRUSTACES.

ticatoires, les téguments, seront la base de nos divisions^ et donneront lieu aux ordres suivants (i).

Nous partagerons cette classe en deux sections^ les Malacostracés et les Entgmostracés (2). Les premiers ont généralement des téguments très solides ^ d'une nature calcaire, et dix ou quatorze pieds (3) ordinairement onguiculés; la bouche , située comme d’ordinaire, est composée d’un labre , d’une langue , de deux mandibules (portant souvent un palpe), de deux paires de mâchoires recouvertes par des pieds-mâchoires* Dans un grand nombre , les jeux sont portés chacun sur un pédicule articulé et mobile , et les branchies sont cachées sous les bords latéraux du test ou de la carapace ; dans les autres, elles sont ordinairement placées sous le post - abdomen. Cette section se compose de cinq ordres : les Décapodes , les Stomapodes , les Læmodipodes , les Amphipodes , et les

le caractère d’après lequel M. De Lamarck a divisé la classe des crustacés en deux grandes coupes , les pédiocies et les sessiliocles , dénominations auxquelles le docteur Leacli a substitué, mais en restreignant cette application aux malacostracés , celles de podoplitbalmes et d’édriophthalmes. Gronovius avait, le premier , employé cette considération.

(1) Quoique nous n’ayons pas encore un grand nombre d’observations sur le système nerveux des crustacés , celles qu’on a recueillies appuient néanmoins nos divisions.

(2) On pourrait encore , d’après la présence ou l’absence des mandibules, les diviser en dentés et en édentés. Jurine fils avait déjà proposé ces divisions, dans son beau Mémoire sur l’argule foliacé.

(3) Les quatre antérieurs, lorsqu’il y en a quatorze, sont formés par les quatre derniers pieds - mâchoires. Dans les décapodes, les six piedsmâchoires sont appliqués sur la bouche et font l’office de mâchoires.

l4 DI VJ Si OIS S GÉNÉRALES

isopodes. Les quatre premiers embrassent ie genre cancer de Linnœus, et le dernier, celui qu’il nomme oniscus (cloporte).

Les entomostracés ou insectes à coquille de Muller se composent du genre monocidus de Linnœus. Ici les téguments sont cornée, très minces , et un test en forme de bouclier d’une à deux pièces, ou bien en forme de coquille bivalve , recouvre ou renferme le corps du plus grand nombre. Les jeux sont presque toujours sessües , et souvent il n’j en a qu’un. Les pieds, dont la quantité varie, sont dans la plupart uniquement propres à la natation et sans onglet au bout. Les uns, ayant une bouche antérieure, composée d’un labre , de deux mandibules (rarement pourvues de palpes), d’une langue, d’une à deux paires de mâchoires au plus^, dont les extérieures à nu ou point recouvertes par des pieds-mâchoires , se rapprochent des crustacés précédents. Dans les autres entomostracés , et qui semblent à plusieurs égards avoisiner les arachnides, tantôt les organes masticateurs sont simplement formés par les hanches des pieds, avancées et disposées en manière de lobes , hérissés de petites épines , autour d’un grand phary nx central ; tantôt ils composent un petit siphon ou bec , servant de suçoir, ainsi que dans plusieurs arachnides et dans plusieurs insectes , ou bien ne se montrent point ou presque pas à l’extérieur, soit que îe siphon soit interne, soit que la succion s’opère à la manière d’une ventouse.

Ainsi les entomostracés sont dentés ou édentés. Les premiers formeront notre ordre des branchiopodes (i) , et les seconds, celui de pæcilopodes, qui dans la première édition de ce t ou vrage n’étaien t qu’une section de l’ordre précédent.

Les fossiles singuliers appelés Trilobit es, et dont M. Brongniart , notre confrère à l’académie royale des sciences, a donné une excellente monographie , étant considérés par lui , ainsi que par beaucoup d’autres naturalistes, comme des crustacés voisins des entomostracés , nous en traiterons succintement , à la suite de ceux-ci.

(i) Dans mon ouvrage intitulé : Familles naturelles du règne animal , les entomostracés sont partagés en quatre ordres : les lophyropodes , ies phj llopodes 3 les x ip ho. su res et les siphonostomes .

DES CEUST. DÉCAPODES

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