‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 84 sur 85 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

DtB iis sectes coléoptères.

Les Ryssonotes. (Uyssonotus. Mac L. )

Bout îes mandibules des mâles foraient , comme dans les lamprimes, des pinces comprimées verticalement, anguleuses et dentées (i).

Les Pholidotes. ( Pholidotus. Mac L. — Chalcimon. Daim.— Lamprima. Schœnh. )

Ou les mandibules, dans le même sexe, sont fort longues, étroites, arquées , terminées en crochet courbé intérieurement, et dentelées en scie au côté interne.

La massuedes antennes, forméeparles troisderniers articles, est moins pectinée que dansles autres, et presque perfoliée. Le menton recouvre les mâchoires (2).

Dans les suivants, le mésosternum ne fait point de saillie. La tête est aussi large ou même plus large ( divers mâles) que le corselet. Les mandibules sont glabres, ou du moins sans duvet épais, au côté interne. Le corps est toujours aplati.

ïci les yeux ne sont point coupés transversalement par les bords de la tête, les mâchoires se terminent par un lobe très grêle, en forme de pinceau, et sans dents cornées.

Les Lucanes propres. ( Lucanus. Lin.)

Le canal digestif est bien moins alongé que celui des scarabéïdes, mais l’œsophage est beaucoup plus long. Les organes mâles de la génération diffèrent aussi beaucoup de ceux des précédents , les testicules étant formés par les circonvolutions d’un vaisseau spermatique, et non par une agglomération de capsules de cette nature. Le tissu adipeux, presque nul dans les scarabéïdes, est ici abondant et disposé en grappes , qui convergent à la ligne médiane.

L’on présume que la larve de notre grand lucane, qui vit dans l’intérieur des chênes et y passe quelques années, avant

(1) Lucanus ncbulosus , Kirb. , Tians. linn. Soc., XII* xxi, 12; Mac L. , Ilor. entorn. , ï, pars î, p. 98.

(2) Lamprima Humboldii , Scbœrrh. 5 Chalcimon Humboldii , Daim. , E pli cm ent'om. , I , p. 3 \ Pholidotus lepidosus , MacL. , Hor. entom. , î, pars I, p. 97 , !e mâle; ejusd. , Cassignetus geotrupoid.es , la femelle,.

FAMILLE DES LAMELLTCOliJSES. 679

de subir sa dernière transformation , est le cossus des Romains, ou cet animal, ayant ia forme d’un ver, qu’ils regardaient comme un mets délicat.

Le L. cerf-volant ( L. cervus , Lin • Oliv. , col. 1 , 1, 1 ; Rçes., insect. , il • Scarab. , I , iv ., v. ) , mâle long de deux pouces, plus grand que la femelle, noir, avec les élytres bruns ) tête plus large que le corps -j mandibules très grandes , arquées, avec trois dents très fortes , dont deux au bout, divergentes, et l’autre au côté interne, qui en ont aussi de petites. Les femelles , désignées sous le nom de biches , ont la tête plus étroite et les mandibules beaucoup plus petites. Cet insecte vole le soir, au solstice d’été. Sa grandeur et ses mandibules varient. C’est à l’une de ces variétés qu’il faut rapporter le lucane chèvre d’Olivier, ou le L . chevreuil de Fabricius. Le lucane désigné ainsi par Linnæus est une espèce de l’Amérique septentrionale et bien distincte de la précédente

Le L. vert {L. caraboid.es> Lin.j Oliv., col., ibid ., II, 2.), long de cinq lignes, d’un brun verdâtre, avec les mandibules en croissant et dont la longueur ne surpasse point , même dans les mâles , celle de la tête (1).

Là les yeux sont divisés transversalement et intégralement par les bords de la tête. Les mâchoires se terminent par un lobe plus court et moins étroit que dàns les précédents, et offrent souvent une dent cornée au bord interne.

Les Platyceres. (Platycerus. Lat. )

Les palpes , les lobes maxillaires et la languette , sont proportionnellement plus courts que dans le sous-genre précédent. Le menton forme un carré transversal, tandis que dans les précédents il est souvent en demi-cercle. Il cache, de part d’autre , la base des mâchoires. Les mandibules sont généralement courtes (2).

(1) Aux Lucanes , je re'unis les Ceruchus et les Platycerus cîe M. Mac Leay. Les proportions des mandibules , des palpes, des lobes maxillaires , de la languette et la massue des antennes, ne peuvent fournir de caractères constants et rigoureux.

(2) Le Lucanus parallelipedus deFab,, espèce formant avec une autre

58o INSECTES COLOÉPTÈRES.

Les autres lucanides ont la massue des antennes composée des sept derniers articles.

Les Syndeses. (Syndesus. Mac L. — Sinodendron . Fab. )

Le corselet offre antérieurement une petite corne, et de même que celui de la plupart des passales , un sillon dans son milieu. Sa séparation d’avec l’abdomen est aussi plus prononcée que dans les lucanes. Les deux pieds postérieurs sont plus reculés en arrière. Les antennes sont moins coudées (i).

Les lucanides de notre seconde section ont des antennes simplement arquées ou peu coudées et velues; un labre toujours découvert, crustacé, transversal ; des mandibules fortes et très dentées, mais sans disproportions sexuelles très remarquables ; des mâchoires entièrement cornées, avec deux fortes dents au moins ; une languette pareillement cornée ou très dure , située dans une échancrure supérieure du menton et terminée par trois pointes ; l’abdomen porté sur un pédicule , offrant en dessus l’écusson , et séparé du corselet par un étranglement ou un intervalle notable. Ces insectes composent le genre

Des Passales. (Passalus. Fab.)

Que M. MacLeay restreint aux espèces dont la massue des antennes n’est que de trois articles , dont le labre forme un carré transversal , et dont les mâchoires ont trois fortes

le G. Dorcus deM. MacLeay. Je re'unis encore aux Platycères les JYigicllus , les Ægus et les Figulus de ce savant entomologiste.

(Lj Srnodenuron cornutum , Fab.; Donov. , Insect. of. New. HoU. , tab. 4î syndesus cornutus , Mac L,, hor. entom., ï , pars I , p. io4-

dénis aubout, et deux au côté interne , à la place du lobe intérieur.

Les espèces où la massue est de cinq articles , où le labre est très court et dont les mâchoires n’ont que deux dents, l’une terminale et l’autre interne, forment son genre Paxille ( Paxillus).

Enfin il réunit aux précédents, dans sa famille des passalides, le G . chiron , que nous savons placé dans la tribu de coprophages(i).

Ces insectes sont étrangers à l’Europe, et, à ce qu’il paraît, à l’Afrique. C’est dans les contrées orientales de l’Asie, et particulièrement en Amérique, qu’on lés trouve. Mademoiselle de Me'rian dit que la larve de l’espèce qu’elle représente se nourrit de racines de patates. L’insecte parfait n’est pas rare dans les sucreries (i).

(1) Hor. entora. , I , pars I, pag. io5 et suiv.

(2) Voyez iFabricius , Syst. eleuth. , II , p. 205 ; Web. , Observ. entom. ; Palis, de Beauv. , insect. d’Afr. et d’Ame'r. ; Latr. , Gener. crust. et insect, II, p. i36; et Schœnh. , Synon. insect., I, 111, p. 33 1 , et Append. , p. 143, i44*

CORRECTIONS ET ADDITIONS

CORRECTIONS ET ADDITIONS

P. 20, ligne huitième de la note. Dans le passage que je cite, ou peut conserver les mots ventricule gauche; il fut seulement lire : « l’organe appelé cœur représente; par ses fonctions, un ventricule gauche».

P. 3o, ligne huitième. Pinnipèdes. Afin que l’on distinguât plus facilement les sections et les tribus, j’ai, à commencer aux arachnides ; employé, pour leurs dénominations latines ou formées du grée, des caractères italiques.

P. 63. Seconde note. Le genre Eurypode est décrit et figure avec détail dans le tome XVIe des Mémoires du Muséum d’histoire naturelle ; il se rapproche de celui d ''ïnaclius ; mais les pédicules oculaires sont toujours saillants; le post-abdomen est composéde sept segments, entièrement séparés, dans les deux sexes, et l’avant-dernier article des pieds ou le métatarse est dilaté et comprimé inférieurement.

P. 7Q. Ligne cinquième. Lisez notre seconde section. Cette erreur numérique affecte les sections suivantes des mêmes décapodes macroures; lisez .‘ troisième, quatrième et cinquième, au lieu de quatrième, cinquième et sixième.

P. 1 17, près des Hypéries, doit être placé un autre genre de crustacés, celui de Themisto, établi par le même naturaliste, et décrit ainsi que figuré, avec le même soin , dans le tome IVe des Mémoires de la Société d’histo;re naturelle de Paris. Comme dans lesHypéries , les yeux sont très grands et occupent la majeure partie de la tête; deux des antennes, les inférieures, toutes terminées par une lige rnultiarticulée et allant en pointe, sont manifestement plus longues que les deux autres. La pièce qu’il nomme lèvre inférieure est la languette; celles qui lui paraissent former la troisième paire de mâchoires sont la première des pieds-mâchoires, et qui , de même que dans les amphipodes et les isopodes , ferment la bouche inférieurement sous la forme d’une lèvre; les quatre autres pieds-mâchoires sont très courts, dirigés en avant, appliqués sur la bouche, de sorte qu’ils semblent en

CORRECTIONS ET ADDITIONS

faire partie, et qu’en ne les comptant pas, ou qu’en ne con* sidérant que comme des pieds les organes locomotiles suivants et beaucoup plus apparents, cet animal, de même que leshypéries etlesphrosines, neparaît avoir, au premier coup d’œil, que dix pieds au lieu de quatorze. La troisième paire de pieds-mâchoires est terminée par une petite pince didactyle. La même paire des pieds proprement dits est beaucoup plus longue que les autres 5 son avant-dernier article est fort long, et armé d’un rang de petites épines, formant une sorte de peigne. On n’en connaît encore qu’une fceule espèce.

P. 124, ligne septième. Les Apseudes. Le genre reoe ( rhœa ), de M. Milne Edwards (Annales des sciences naturelles, XIII, 292, xiii , A), diffère du précédent par les antennes supérieures qui sont plus grosses, plus longues et bifides.

P. 1 53'- Les Nébalies. Une nouvelle espèce de ce genre, la N. de Geoffroy Saint-Hilaire (ibid., xv , 1) , a été décrite par M. Milne Edwards d’une manière très détaillée. Le test se termine antérieurement par un rostre articulé à sa base, ou mobile, et pointu; les yeux sont pédoncules; les antennqs supérieures sont insérées au - dessous d’eux , et le second article de leur pédoncule porte une lame; la bouche est entourée de trois paires d’appendices, qui nous paraissent répondre, dans leur ordre progressif, aux mandibules palpigères, et aux quatre mâchoires de crustacés décapodes; au-dessous sont cinq paires de lames foliacées et ciliées, qui paraissent être branchiales, et plus bas quatre paires de pieds bifides et propres à la natation ; l’abdomen est composé de sept anneaux, dont les premiers supportent deux petits filaments rudimentaires, et dont le dernier est terminé par deux styles alongés et garnis de longs poils. Comme il est infiniment probable qu’il existe, ainsi que d’ordinaire, une paire de pieds de plus , les deux appendices inférieurs et branchiaux, dont il est .parlé plus haut, pourraient bien représenter cette paire de pieds. Dans les autres appendices nous verrions des pieds-mâchoires, et les pièces de la languette; il faudrait dès lors reporter les nébalies dans la dernière section des décapodes macroures.

( ployez pour la suite le volume suivant. )

FIN du quatrième volume.

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