VICTOIRE, THÉRÈSE
VICTOIRE, accourant.
Ah ! mon dieu , je le sentais de là-dedans, mon poulet brûle-, vous ne l'avez donc pas retourné?
THÉRÈSE
J'y allais.
VICTOIRE, le débrochant.
Voyez, voyez, il est tout 'noir-, comment que je vais le servir, à présent?
THÉRÈSE, le retournant avec sang-froid.
Eh bien! on met le brûlé en dessous, ça ae paraît pas.
VICTOIRE
Qu'est-ce que madame va dire ?
THÉRÈSE
Qu'esUoe que ça vous fait , puisque vous les quittez.
VICTOIRE, allant au fourneau.
Ça n'est pas encore décidé... allons, v'ià mes épinards qui sont attachés !
THÉRÈSE
Ça ne leur donnera qu'un petit goût...
VICTOIRE, les metlnnl sur vn plal.
Quelle diole de fille vous laites! Vous êtes d'un tranquille...
THÉRÈSE
Je ne suis pas forte sur la cuisine, ou en fait si peu chez nous.
VICTOIRE
Je vas toujours leur porter çaj s'ils ne le mangent pas, ils le lairout.
£//e emporte le poulet et les épinards . THÉnÈsE. seuie un moment.
J'y ai donné là un joli coup de raaiii , tout de même. (^Elle écoule.) Je crois qu'on la gronde; c'est bon, ça va avancer la chtise.
M™* cm FF ART, en dehors.
Je,vous disque vous êtes une maladroite, que vous no savez rien faire.
ViCTOiRK, en dehors.
Mais, madame...
THÉRÈSE
Les v'ià qui viennent.