FRANÇOIS , VICTOIRE , MADELAINE , THERESE
MADEL\INE , entr' ouvrant la porte.
Excusez , Victoire, je croyais que vous éliez seule*
Entrez donc, Madelaine, c'est M. François et Thérèse... vouij les coriiicii^sez.
MA.DELMNE, posant sa chandelle sur la table a côté des autres.
Je viens d'éclairer MoUvSieui', qui, va comme de coutume, voir jouer au biilard, au café Turc.
THBRÈSE.
Alors, vous v'ià la bourgeoise.
MADELAINE, riant.
Je la suis bien sans cela.
FRANÇOIS
Vous êtes heureuse de servir chez un garçon.
MADELAINE
C'e^t pas un garçon , c'est un veuve , il m'a dit qu'il ne se remarierait jamais, si je restais à son service. FRANÇOIS , riant* Hum !... vous... la petite mère.
CATHERINE , appelant du dehors.
Mamzelle Victoire !
VICTOIRE
Tiens, c'est Catherine, quoiquelle veut donc? (Elle ouvre la fenêtre. ) Qu'est-ce que vous voulez Catherine...
CATHERINE
Montez donc , il me reste un restant de pâte, nous ferons des crêpes.
VICTOIRE , criant. f
Descendez votre pâte, jai du monde ; nous les ferons
ici... - • » r V .
CATHERINE, criant.
Cest bon , je descends.
Les Cuisinières* • 4
(36) ^ THKRES^.
Victoire, vous awBZ tort de la voir c'te Catherine, je ne peux pas la sentir.
VICTOIRE
Pourquoi ça?
THjtRESB.
Parce qu'elle feit trop cj'euabarras. Ça se donae pour habile, et ça sort de d' chez un mauvais petit traiteur à cinq sous le plat.
MADELAINE
Elle dit pourtant, qu'elle gagne cent ëcus^ là-haut , quel amour propre.
THERESE
Oui, je sais bien, comme je danse, ça n'a que sei cinquante écus sans profit encore.
FRANÇOIS
Paix, la voilà, mangeons ses, crêpes , et ne disons rien.