SCENE YII
VICTOIRE, FRANÇOIS, en %>este , pantalon grU et honnet de coton , il porte sur V épaule un panier rempli de pain, et tient a la main un paquet de tailles et un eustache.
VICTOIRE. r
Tiens, en parlant de ça , v'ià M. François.
FRANÇOIS y posant son panier à terre.
Salut, jolie cuisinière!
Vous venez bien tard aujourd'hui.
FRANÇOIS
Je vous ai gardé pour la bonne bouche.
Il pose ses petits pains sur la table.
VICTOIRE
Je n'ai pas le temsdc rire, j'ai mon diner à faire, ilf
t9) •nt du monde par extraordinaire. Voyons , quoi que TOUS m'apportez.
FKaNÇOIS, montrant ce quM a apporté.
Air : L' noble éclat du diadème , etc.
Sur mon zèle auriez- vous des doutes?
Je vous apporte un ptin mollet.
Pour la soupe voila Jcs croules.
Pour mon ieur voilà 1' pain au lait.
Je a'ni q l'aa' flûte , je la donne, D' voi' bourgeoise )' connais les goûts. Et si j'avaji) une couronne , Mamzeir Yictoir*, eli' s'rait pour vous!
TICTOIRE.
C'est une honnêteté de votre part.
TRANÇOIS.
Ali çà ! quand serez-vous donc ma femme?
VICTOIRE
Quand vous ne serez plus garçon.
Comment?
VICTOIRE
Ne^ m'avez-vons pas dit que votre bourgeoise devait vous céder son fonds ?
FRANÇOIS
Vlà deux ans qu'elle me prome,
VICTOIRE
A Q'uànd vv^ps l'aurez , nous voirons,
FRANÇOIS. r -
Faut-^aps notre état que tout aillepar poids et mesure^, }§ vssiis.passer^iw'ûfr^ la se'^shne prochaine.
VICTOIRE
Vous allez geindre ?
M , FRANÇOIS. . ,
*Non, autreiîienfr dire, premier garçon.
^ ^. * - . ViCii^âBi,' t •>'•.♦
Air de la Boulangère, Ça m' fait plaisir pour notre amour, IS'y a plus qu'un pas à faire.
Je n voudrais pas vous Voir au tour Passer la nuit entière.
Les Cuisinères* 2
J' veux qu' vous soyez matin et lOir Avec la boulai)gère,
Au coinploir , Avec la boulaDgcre.
C n'est pas mon intention non plus y veux qu'on dise, ma chère , La boulangère a des écus, Sa boutique piospcro.
Je n' voudrais pas me voir enfin
Avec la boulangère.
Dans r pétrin,
Avec la boulangère
VICTOIRE
Je vois que vous pensez au solide.
FRANÇOIS
C'est comme vous.
VICTOIRE
Les amours sont bonnes , quand il y a du pain à la maison , beau boulanger.
FRANÇOIS
Les amours ne sont pas mauvaises , quand il y a du fricot avec , belle cuisinière. Ah çà! faut que je trime, pour revenir à ce soir.
YiCTomiLécumant le pot au/eu.
Je ne vous offre pas un bouillon , le pot ne fait encore que d'ëcumer. . -JiT/L
FRANÇOIS. VffuA l^^miMt-^l^p fiVu) CluMti C'est égal, je prendi'ai bien un verre de vin.
toujours là. VUUl ?^ ^CWeA^ . 0 1 ^ iW< IWi.
en ai
Elle va prendre sous la fontaine une et lui en verse un if erre
. >{/^n^/l£/)^A1#t/^>tlHx, FRANÇOIS. Jr
Dépêchez-vous donc , si Madame entrait
FRANÇOIS, avalant.
Oui , regardez bien 5 les maîti'es sont si ridicules. Ah çà! la taille, que je marque le pain et que je me sauve.