‹ Les cultures coloniales (volume 2)Chapitre 14 sur 14 · PAR · texte numérisé non relu

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Ch. RIVIÈRE | H. LECQ

Directeur du Jardin d’Essais à Alger. Inspecteur de l'Agriculture de l'Algérie.

1906, 1 volume in-18 de 511 pages, avec 69 figures PRES NN MA 5 fr. | Cartonné....…. Roder-. 6 fr.

MM. Rivière et LEca étaient mieux préparés que personne, en raison de leurs patientes observations complétées par une longue pratique, à donner un trzité des cultures du Midi et de nos colonies du nord de l'Afrique.

L'étude qu'ils abordent, sous forme d'introduction, des conditions climatologiques, physiques et économiques de la région dont ils ont entrepris de décrire les ressources, fait ressortir d’une manière précise la limite des entreprises agricoles rationnelles qui peuvent y être adoptées.

C’est, en particulier, une utopie à laquelle il faut renoncer que celle de vouloir s’y livrer aux productions intertropicales. Le cotonnier même, plus accommodant que d’autres végétaux, n’a aucune chance de succès. « L'agriculture du Midi, de l'Algérie et de la Tunisie, est à peine méditerranéenne, car elle perd ce caractère dès que cesse l’influence du climat marin ». |

Mais si les agriculteurs de notre Midi et de l’Algérie doivent renoncer à certaines opérations d'apparence séduisante, ils ont devant eux un champ d’action très étendu qui suffit largement à occuper leur intelligence, leur travail et leurs capitaux.

MM. Ch. Rivière et H. Leco passent rapidement sur la culture des fourrages, des céréales et de la vigne, qui a été exposée dans d’autres volumes de l'Encyclopédie agricole, pour insister sur les cultures maraïchères de primeurs qui, avec les productions fruitières et florales, ont pris une si grande extension dans le Midi.

Les lecteurs trouveront, dans l’ouvrage qu’ils viennent de publier, des renseignements dont ils ne manqueront pas d’apprécier l'utilité sur de nombreuses plantes, arbres et arbustes, comme l’artichaut, la fraise, la violette, l'olivier, l’oranger, le bananier, l’avocatier, le dattier, le figuier, le raisin de table, les fleurs à couper, etc.

Et si les agriculteurs de la région méditerranéenne trouvent à ce travail un intérêt essentiellement pratique, les cultivateurs d’autres pays le suivront non seulement avec grand plaisir, mais souvent avec profit aussi, car ils y relèveront beaucoup de détails dont ils trouveront l'application chez eux.

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