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quand les tiges ont une certaine longueur, pour provoquer le développement des bourgeons floraux.
Momordica Gharantia Lin.
Indigène dans l'Inde, et peut-être aussi en Afrique tropicale, cette Cucurbitacée, remarquable par ses fruits triloculaires, à surface jaune garnie de grosses pointes coniques et d’aspérités, est la margose de la Réunion, la pomme-coolis dé la Guadeloupe, la mexicaine ou la pomme-merveille de la Martinique, le muop dang des Annamites, l’herva de San Caetano du Brésil. |
Les fruits jeunes sont mangés Crus ou cuits, en salade |
ou confits dans le vinaigre. Les Annamites les hacheni #
avec de la viande. Mais, en tout cas, la pulpe étant amère (amargosa), les tranches, débarrassées des graines. doivent être au préalable laissées pendant quelque temps dans l’eau salée, ou jetées dans l’eau bouillante. On dimi- « nue aussi l'amertume en enlevant les pointes qui garnis- | sent la surface. 4 4
Le principe amer agirait comme la quinine : c'est ce.
contre la fièvre le jus obtenu par pression. En Afrique, dit M. Chevalier, la décoction de toutes les parties de la, plante sert de purgatif. |
On fait grimper la margose sur les tonnelles. A la. Réunion, d'après M. Desruisseaux, on sème en poquets. tous les 4 ou 5 mètres. Au Tonkin, d'après M. Lan, On sème en décernbre, puis on repique en janvier, à 50 cen-| timètres en tous sens ; la récolte commence au début de” juin. 1
Comme toutes ces Cuocurbitacées que nous citons ici, la margose peut mûrir dans le midi de la France, où nous ‘J'avons plusieurs fois cultivée avec succès. | : 0
Lagenaria vulgaris Ser.
La calebasse, ou gourde, le purunga du Brésil, est ori-
- ginaire de l'Inde. Ses fruits très variables de dimen- . sions et de forme, sont bien connus. Les variétés douces sont les seules comestibles, et sont consommées quand les fruits sont jeunes. Les variétés amères sont toxiques ; h le principe dangereux semblerait toutefois disparaître peu à peu par la culture.
| La plante est cultivée comme les courges ; On la laisse
h ramper ou on la fait grimper sur des tonnelles. Au Ton-
”kin, où on sème en février, pour repiquer quinze jours plus tard, on commence à récolter en mai.
On sait que l’exocarpe desséché des fruits mürs est couramment utilisé dans les pays chauds comme ustensile de cuisine (bouteilles, plats. eic.), ou comme réci-
pient, ou même pour la fabrication d'instruments de musique.
Benincasa cerifera Savi.
€ est le bi dao des Annamites, qui, d’après M. Lan. mangent le fruit cuit avec la viande de porc, ou encore ‘Hs de sucre, après qu'ils l'ont au préalable Coupé
- En tranches minces et fait sécher au soleil. C’est du reste
dans l'Asie austro-orientale, où la plante est indigène, | qu elle est surtout cultivée.
Le fruit, oblong ou ovoïde, d’abord velu, puis recou- | vert, à maturité, d'un enduit cireux pulvérulent, atteint | de, 29 à 60 centimètres de longueur, sur 15 à 25 centi-
| mètres d'épaisseur. Il est de conservation facile.
Lu Au Tonkin, on sème en janvier, dans des poquets dis- | Mtants de 50 centimètres. et on tuteure. La floraison a lieu en mai, et la récolte commence en juin. Les meilleures
| terres sont celles qui sont argilo-siliceuses. comme pour 1 3 margose.
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voantangondolo, ainsi d’ailleurs que le Sphaerosioyos | J sphaericus Hook. f. et certains Cucumis.