SCÈNE CINQUIÈME. U
que je u'ai pas du tout les airs?... Il me semble que lorsque je vuux m'en donner la peine... 11 est fâcheux, vraiment, que mon mari ne soit pas là... j’aurais pu lui demander... il doit s’y connaître... car si les renseignements que je recevais là-bas sont I xacls, il paraît que pendant mon absence... (Eu riant.) Pauvre cher, j'étais si loin!... (Rentrn Francine.)
FRANCINE *
On ne renverra plus, madame, on recevra.
LA COMTESSE
Bien. Voici maintenant ce que lu auras à dire à ceux qui viendront... Tu diras qu’il y a ici une amie de la maîtresse... Voyons, il me faut un nom et une histoire, afin qu’on ne s’étonne pas de ne pas me connaître... Tu diras que je m’appelle Fanny Lear.
FRANCINE
Fanny Lear...
LA COMTESSE
I l que j’arrive d’Écosse où je suis restée deux ans. — Est-ce entendu?
FRANCINE
C’est entendu, madame.
LA COMTESSE
Comme cela m’amuse!... Et ils sont bien drôles, n’est-ce pas, les gens que l’on voit ici d’ordinaire?,..
FRANCINE
Ça, madame, ça dépend des jours.
LA COMTESSE
Ah I ça dépend... El aujourd’hui, dis-moi?..
PeuhI...
' Fi«iicinc, la Ouiiiteiiüï.
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ii LES CURIEUSES.
LA COMTESSE
Conune tu me fais peur. . Est-ce que parmi ceux qui viennent, il y en aurait d’ennuyeux ?
FRANCINE
Il y en a d’assommants, madame...
LA COMTESSE
Oh! mais alors... si c’était justement ceux-là qui ce soir?... (Coop de sonnette.)
FRANCINE
Voici quelqu’un, madame.
LA COMTESSE
Est-ce qu’il va donc être assommant celui-là?
FRANCINE
Je ne sais pas, madame, mais nous allons savoir en voyant la carte.
LA CO.MTESSE.
Va donc, petite... (Entre un petit groom portant une carte. — Francine remonte et la prend.) Eh bien?...
C’est monsieur Puck,
LA COMTESSE
Monsieur Puck...
FRANCINE
Madame le connaît?...
LA COMTESSE
Je ne l’ai jamais vu, mais j’ai entendu parler de lui comme d’un banquier d’une haute intelligence... Un homme un peu sérieux, peut-être... Est-ce qu’ici?...
FRANCINE
Ah! enfin, madame va voir...