SCÈNE HUITIÈME
LA COMTESSE
Fanny Lear...
PUCK
Fanny Lear... c’esl cliarniant... connais pas du tout... et je m’étonne de ne connaître ni le nom, ni la femme, ayant, dès mes plus tendres années, pris l’habitude de consacrer à la galanterie tous les instants que me laissaient les affaires.
LA COMTESSE
J’arrive d’Écosse, j’y suis restée deux ans.
PUCK
Avec un petit amant?
LA COMTESSE, s’oubliant.
Qu’est-ce que vous dites?
PUCK
Je dis que vous êtes restée en Écosse avec un petit amant.
Ail! oui, au fait, avec un petit amant... ou deux... ou trois... ou quatre...
PUCK
Ou cinq...
LA COMTESSE, k part.
Je me fais dire de jolis mots, moi, dans mes parties de plaisir. (Haut.) Mettez donc votre sept sur votre huit...
PUCK
C’est vrai.
LA COMTESSE
Et le valet sur la dame.
PUCK
C’est vroi encore, vous connaissez, il paraît?...
LA COMTESSE
Comme vous voyez...
ÏO LES CURIEUSES.
PUCK
Très-originale... il faudra que nous dînions un jour ensemble...
LA COMTESSE
J’en serai donc bien contente, je vous assure...
Quel jour, alors... voyons... Cetlo semaine, c’est impossible... mais lundi, voulez-vous I... ohl non, au fait, pas lundi, mais à partir de lundi...
LA COMTESSE
Pourquoi pas lundi?
PUCK
Parce que je dîne chez le comte Ismall...
LA COMTESSE
Chez le comte?
PUCK
Ismaïl... un grand dîner donné pour célébrer son installation définitive ; il quitte Londres et il se fixe à Paris. La comtesse doit être en route pour venir le rejoindre.
LA COMTESSE, contenant peine son coYÎe de rire.
El VOUS y serez à ce dîner... vous y serez, bien sûr?
PUCK
Certainement !... Qu’est-ce que vous avez à rire et à me regarder comme ça ?
LA COMTESSE
Rien... le neuf sur le dix...
PUCK
J’allais le mettre.
LA COMTESSE
Continuez, maintenant.
Je n’ai plus de cartes.