ALEXANDRE, LA COMTESSE
ALEXANDRE, !i part, en examinaDt la comtesse.
Tiens, liens, liens, nous allons bien voir... (Haut.) Te voilà, enfin!...
* La Couitease, Alexandre.
SCËNIi TREIZIÈME. 27
LA GOHTRSSE, saatant.
Comment!...
ALEXANDRE
1! y a huit grands jours que je t’attends, sais-tu bien ?
LA COMTESSE
Huit grands jours !
ALEXANDRE
Oui, Litllelon m’avait écrit.
LA COMTESSE
Qu’est-ce que cela, Litlleton?...
ALEXANDRE
Tu as la mémoire courte... I.iUlelon, c’est Littleton! Lord Liltleton, avec qui tu viens de passer deux années en Écosse.
LA COMTESSE, gonriaot.
Ah! très-bien!
ALEXANDRE
Tu le rappelles?
LA COMTESSE
Et, il vous a écrit?...
ALEXANDRE
Il m’a écrit : « Fanny Lear... » C’est bien toit
LA COMTESSE
C’est bien moi !
ALEXANDRE
Fanny Lear... Je te dis ce que m’a écrit Littleton... Fanny Lear... une femme étourdissante... En arrivant à Paris, elle descendra chez Nina, son amie.
LA COMTESSE
C’est exact.
ALEXANDRE
Tu iras la voir et tu te mettras à sa disposition, c’est toujours Littleton qui parle... je dois avoir sa lettre... (il fait temblant de cher cher dans sa poche.)
LA COMTESSE
En vérité.
ALEXANDRE
Oui, je dois l’avoir!
LA COMTESSE
Eh bien ?
ALEXANDRE
Je ne la trouve pas... je l’aurai laissée chez moi I...
LA COMTESSE
Mais pourquoi donc, je vous prie, dites-vous toutes ces paroles... il n’y a rien de vrai dans tout celai...
ALEXANDRE
La phrase n’est pas aimable... Quand vous m’avez affirmé, vous, (]ue vous vous appeliez Fanny Lear et que vous étiez une amie de Nina, je n’ai rien dit... je me suis contenté de ne pas vous croire.
LA COMTESSE
Vous ne m’avez pas crue?...
ALEXANDRE
Pas un instant.
LA COMTESSE
Et pourquoi, s’il vous plaît?...
ALEXANDRE
Mais parce que j’ai de très-bons yeux, des yeux de Parisien... de Paris... une femme comme vous a bien le droit de se déguiser si ça l’amuse, mais tant pis pour ceux qui ne savent pas la reconnaître en dépit de son déguisement.
LA COMTESSE
El qui donc croyez-vous que je suis?...