PAYS-BAS
L’unique salle des Pays-Bas présente des séries d'objets fort remarquables en un espace très-restreint. A part quelques reliquaires, quelques bois sculptés, entre autres un engagement de cavaliers français et hollandais au dix-septième siècle, c’est surtout la vie d'intérieur et de famille qui se révèle par mille ustensiles confortables et de bon goût, pincettes, mouchettes, etc., et par les vaisseaux les plus variés de la célèbre faïence de Delft, qui tous, il faut le dire, appartiennent à un amateur distingué de Paris, M. Demmin. On y remarque de beaux spécimens monochromes et polychromes : comme les copies sur plaques de faïence des tableaux de Van der Meer et de Jean Asselyn; le widlon de fnenc émaillé bleu, celui peut-être du roman de Champfleury; enfin le Masque en terre cuite du stathouder Guillaume le Taciturne (1533).
Un beau cabinet est encore à signaler, chaque petit panneau contient une scène rajeunie de la vieille histoire de l’enfant prodigue (xvu* siècle).
La vie communale et les corporations occupent dans l’exposition des Pays-Bas l'importance qu’elles occupaient autrefois et qu’elles occupent encore aujourd’hui dans ce royaume. Ici c’est une série de bâtons d’huissiers des villes hollandaises, Nimègue, Groningue , etc. ; là le bâton d’argent de la Corporation des cordonniers de Nimègue. En haut sont suspendues des cornes à boire d’un usage impossible, ces vidercomes qu’on donnait en prix aux