FRANCE. — MATÉRIEL DES ARTS LIBÉRAUX
l'Exposition; c’est une épreuve héliographique obtenue sur planche d’étain. Plus tard, en 1848, au moyen de l’albumine, M. Niepce de Saint-Victor obtint une épreuve négative sur verre; puis nous voyons des spécimens de gravure sur acier , et même sur marbre.
Les meilleurs photographes de Paris sont là. L'un d’eux, M. Jamin,expose une nouveauté : des portraits sur porcelaine. Un autre, M. Poitevin, l’un de ceux qui font marcher la science au secours de l’art, des applications de l’encre grasse à la reproduction phototypique ; M. Deroche, des épreuves soit noires soit coloriées sur émail ; miniatures qui peuvent s’utiliser pour la bijouterie; portraits qui ont l'avantage d’être inaltérables. Parmi ces émaux il en est un qui reproduit un tableau d’Hamon. On va l’admirer. :
Ce qu'on a reproché aux images photographiques, c’est d’être peu durables ; elles s’effacent avec le temps. Plusieurs chimistes ont cherché à les rendre indélébiles même sur papier. MM. Braun, par exemple, Poitevin, Tessié du Motay et M‘réchal.
On n’aura jamais fini d'inventer. Voici qu'il se fait des vitraux photographiques. Recommandons à l’attention les vitraux sur albumine de Soulier, photographe de l'Empereur. Ces vues transparentes ont un fini incroyable et toutes leurs qualités se révèlent lorsqu'on les voit au travers du stéréoscope d'Hermagis. L'illusion est complète, le relief des objets s'accuse à chaque seconde que l'œil fixe l’image.
Les applications du dessinet de la plastique aux arts u.urls
méritent un examen; c’est là que se marque mieux que partout ie trait d'union qui unit chez nous l’art à l’industrie. Voyez les gravures sur métaux obtenues par des procédés nouveaux de Comte, les dessins pour broderies de Reech frères, les dessins pour joaillerie et bijouterie de Victor Huy.
à Un art, qui avait pour ainsi dire disparu, .et qui revient en honneur depuis quelque temps à la suite des préoccupations archéologiques de l’époque, est celui de la poterie émaillée. MM. Collinot et Ce ont du premier coup rattrapé les maitres anciens ; rien n’est gracieux comme leur pavillon où s'étalent des vases à dessins orientaux, persans, chinois, étrusques ou renaissance. Félicitonsles très-sincèrement, tout cela est du meilleur goût. Il est juste d'ajouter que M. le comte Adalbert de Beaumont leur a communiqué les motifs persans qu’il a rapportés de ses voyages.
Musique.
Il ne sera jamais difficile de trouver dans le Palais la section affectée aux instruments de musique. Prêtez l’oreille. « Leurs voix vous appellent. » On entend de loin leurs accords vibrants, leurs bruyantes rivalités. Les pinsons et les canaris ne se disputent pas autrement la palme du chant; c’est à qui couvrira les roulades