ROME
Météorographe. j
Dans l’exposition romaine, un objet qui excite vivement la curiosité du visiteur, c’est le météorographe électrique du P. Secchi, qui enregistre automatiquement et d’une manière continue tous les phénomènes météorologiques ; il le fait au moyen de courbes graphiques tracées sur des tableaux dont le mouvement est réglé par une horloge. Cet appareil a deux faces : la première est surmontée d'une horloge et contient un tableau qui enregistre les indications du baromètre, du thermomètre sec, du thermomètre humide, et qui donne de plus heure de la pluie. Ce tableau fait sa course en deux ee et demi, ét présente ainsi des courbes très-développées, sur esquelles on peut apprécier les détails des phénomènes, surtout pendant les buurrasques. Sur le tableau de la seconde face se trouvent enregistrées la force et la direction du vent, ainsi que les indications du thermographe métallique. De plus, celles qui sont relatives au baromètre et à la pluie y sont répétées. Le public regarde curieusement ces crayons qui marchent tous seuls, traçant
les lignes les plus régulières, et les petits marteaux qui s’agitent,
variant sans cesse selon la direction du vent. Cet appareil, semblable à celui qui fonctionne depuis sept ans à l’observaioire du Collége romain, est appelé à rendre les plus grands services à la science naissante de la météorologie.