RUSSIE
Les isbalis (caiMmes Ae pflysans msses).
A gauche delà porte d'entrée de l'avenue 4e Suffren s'élèvent les deux iabahs qu'ont fait construire M. Gronoff et l'administration des domaines. Klles ont été fabriquées à Saiiil-P6t*3rsbourg et ont ét6 envQyées à Paris dans 2500 caisses, sous la garde d'une escouade d'ouvriers aïoiijicks qui les -ont moBtees^vec uneTspîdit&fiuiprenante. le bois et Tétoupe sont les seuls maSêxSaui de construction eifislojés.
une loule nombreuse se presse .toujours pour visiter ces ë^gants chalets qui servent d'habitation aux paysans russes.
Sur le sol russe, sol à moitié féodal où l'homme est 'encore immobilisé, les maisons sont ainsi toujours deux par deux. La grande est le bien patrimonial, celle où habitent les chefs de la famille; la petite est destinée aux enfants qui se marient et qui plus tard passeront à leur tour dans la grande.
Uessuie-œain, les malles, le |K>tte, les gmvnres qui tapissent la chambre ont un cachet tout particulier; parmi elles il faut surtout remarquer Pffange sainte qui se trouve dans toutes les hahitatim russes, et mi'on rencontre également dans le reaJiatirant. CTest un palladium dont tous les sujets du Czar aiment à se couvrir. Cet ' amour pour les vives couleurs qui se trouve dans presque tous les objets exposés, fait souvenir que la nation russe esi \ moitié orientale. Les tapis disposés dans cette cabane xynX déjà tous été achetés par les visiteurs : si les paysans russes en ont de semblables il laut croire gu'ils ne sont pas trop -à plaindre. *
écuries russes.
Les amateurs de chevaux, et il faut les croire nombreux, à voir la foule qui se presse sanseesse aui portes de cffi élégant bâtiment en bois ouvragé, ont largement de quoi se satisfaire. Douze chevaux à lafière en olure, à la robe richenrhent diaprée, aux jambes nerveuses et fines, sont raiigés dans une écurie modèle. S*ils ne mangent pas dans une ange dinrée ooraioe le coursier de Galigula, ils
(SGAKT ALIiEMAND.
n'ont presque rien à Ini envier ponr la Inze qui les environne. Chaque jour on peut les voir se promener dans la partie du parc
réservée à Ja Russie. Tout auprès se trouve une collection de voitures dont la richesse et le torifortatble paraissent fort appréciés des visiteurs. On remarque surtout les traineaux et les voitures à une peraonne, qui semblent si légères qu'on ne comprend pas comment elles font pour ne pas se briser dès qu'elles sont e» mouvement. Kntre lécurie et la remise, deux lévriers de Sibéiie^ot couchéè 4a»B ieur caiiaOB : ^eJe finesse, qoâlB inteUi^eiUKiâaK «cette tèle 4illoMtée, mais aotsi ooMwon 7 «BtMute km Moeaiâ%M <OBâ* gîBeè flUDOie saiTigft.
La tente et la hntte.
Tout auprès se dressent deux tentes non moins di^es d'être remarquées : Tune, faite avec de riches tapis bariolés de toutes «©rtes de couleurs, est à l'usage 'des Kirg-his nomades; Fautre, plus curieuse encore, est faite d'ècorce d'arbre. C'est la demeure primitive de l'homme, et en portant les yeux snr les merveilles accumulées dans le Champ ae Mars, on .peut se rendre compte des progrès acoompilift par k iscienoe«t l'intottcie»
Après les bâtiments russes viennent les portes Kléber, Suûren et Desaif devant lesquelles on passe pour rejoindre la partie orientale du parc^ (]ui est certaiiiement la^khis inléiressaiile au point de vue d« la cvriositô^
Mais ehemin laisant, nois mnm é^àkoté peor «n finr anreeda chrétienté occidentale une visite à faire dans m cavean MUit :
Les catacombes de Rome.
Rome n'est pas la ville de Tavenir, mais celle du passé. Ne pouvant faire parade des richesses de son industrie, elle étale la spl>^aaem- de ses souvenirs. Ce fragment lilliputien donne irae idée assez exacte des noirs souterrains dont l'immense rés*^ai2 s'étend sous la viHe étemelle. Le long de ces parois étroites sont les columbasia où Ton enfermait les os des martyrs, auxquels ces petits 'carrés blancs servaient de pierres ftméraires. De temps en temps on Itfn^ gues et taoBoleiiea mei eent ÉMemeMpves par 4eB4iewe»-M(iMbleiàeetie oneron wit id'; c'eet'4aaB<ceB «ailes qwcleaffenâm chrétiens célébraient le service divin. Les peintures qu'on y voit sont tout "à fart semblables à loelles trouvées dai» le dmetière 'de Saint-Callixte. Malgré son catactère archéologique cette expoâtion a le privilège d'attirer la feule, poorlaqaeiio le nkot de Catacombes à un irrésistible attrait.
48 LE PARC. — QUART AUiEMAND. — QUART ORIENTAL.