LES AMBULANCES MILITAIRES. 6S
sortes de bienfaits dont on peut se louer à l'occasion, mab dont on préfère encore pouvoir se passer.
Un pavillon d ambulance yers lequel la curiosîté so dirige, c'est latente des États-Unis; le souvenir de la terrible guerre qui a déchiré ce pays admirable de ressources et d'énergie fait pressentir qu'on trouvera sous ce pavillon plus que partout ailleurs des moyens de secours, des inventions en ra^jportavec les catastrophes auxquelles il fallait remédier.
Et en eflèt, c'est une collection complète et très-variée. Le docteur Thomas Evans y a réuni tout Fattirail d*ambulance qui
g eut suivre on régiment dans les pierres, même les provisions de ouche pour les malades^ Jes manns, etc. Parmi les échantillons des aliments dont la commission sanitaire des États-Unis f.it usage on remariiuera non sans étonnenient des flacons d'œufs desséchés (eggs dessicated); il suffit, paiait-il, de les tremper dans l'eau, même froide, pour leur rendre leurs qurJités primitives Par ce moyen, à plusieurs mois de distance on en peut faire des omelettes ; de môme avec certaines petites tablettes qu'à 1 apparence on prendrait pour des morceaux de bois, on peut laire d'excellent bomllon, ces petites tablettes, à peine épaisses d'un centimètre, longues de six, larges de deux, étant composées de viande de bœuf condensée dont elles ont absorbé environ deux livres et demie. Tout à côté, pour terminer le repas, de petites terrine s plus petites qu'un verre de table distribueront jusqu'à seize tasses de café au lait : c'( st à croire que nous revenons au miracle de la multiplication des pains.
Comme ambulance de transport, rien de plus confortable, de plus coquet, on pourrait dire presque de plus ^ai que le wagon-hôpital (hospital-car), dont la commission sanitaire des Etats-Unis ar ez-
Sosé un faO'timUe en réduction. Geswagons ont été expérimentés ans la guerre dernière contre le Sud, notamofent sur le chemin de fer entre Washington et New -York. Ils peuvent contenir chacun Jusqu'à trente blessés. — Couches, dispensaire, cellier^ S]fMème de ventilation, tout y est à noter.
Mais deux choses ^ous frappent surtout, parce qu'elles sonl bien américaines :
Un casier-bibliothèque dont chaque régiment se fait suivre en campagne. C'est un bagage nouveau dans Tattirail des armées,
Îpe ces livres d'histoire, de sciences et de littérature dont les ankees font lecture au bivac. L'instruction ches eux ne perd jamais ses droits; elle se fait amazone à la rigueur, et, montée sur un bon ijieval de irompeUeylé hruit des combats ne la met pas en fuite
Une sacoche, une simple sacoche mais qui a fait verser peut-être bi^^n des larmes de joie sur les champs de bataille. Elle contient un livre de psaumes, un porte-monnaie, un ntouchoir, un cigare, un attirail de toilette pour réparer le désordre du combat, une enveloppe timbrée pour envoyer des nouvelles à la famille inquiète,
LE PÂRC. — AMBULANCES MlilTAaHES.
du papier à letijre, des plmnes et de Penore, -et le plui; toioduBit de tout • une lettre autographe d'encouragement «t de «ensota-
tions signée d une mnin fémiiiine. Pîus de cent mille ^acs semblables ont été envo} és aux soldats de rUaioD -dans leur guerre contre le Sud par ies dautes de l>i6V-York.