FRANCB. — GALERIE DU MOBILIER
sobres, ces fleurons accompagnés d'un trait léger et d'un feuillage sans profusion ont peut-être aussi le tort de nous rendre esclaves d'une manie d'imitation, et de placer cheE nous plutôt de Tarchéologie que du bien-être; mais enfin Taspect en est harmonieux, (^est beaucoup dans un meuble d'érudition.
Ea debors ae ces pasticbes qui tuent Part national, en debors de ces modèles déterrés dans les fouilles des villes mortes, il en est d'autres qui accusent une réminiscence plus moderne, un retour à l'art florentin .
Le beau meuble de la collection Sauvageot au musée de Cluny a été pour beaucoup dans ce caprice. De tous côtés on a voulu de ces bahuts à colonnettes d'ébène, à incrustations de marbres, de mosaïques et d'ivoire, à compartiments secrets, ouvragés à l'infini, cachettes mystérieuses qui ont pour les dames d'irrésistibles séductions. Lemoine a dans son exposition sur le grand Yestibule un meuble de ce genre» un beau bahut bibliothèque en poirier peint en noir. Obtenez de lui qu'il vous montre Tintérieur, ici des cases à bijoux, là des tiroirs à médailles. Â l'extérieur le meuble se pare de très-beaux émaux de Chariot.
Sous le dais voisin, dans le grand Vestibule aussi, l'exposition de Roudillon. En évidence par sa position, elle est forcément remarquée et mérite de l'être; elle fait honneur au goût français. Ce n'est pas seulement de l'ébénisterie, c'est tout ce qui se rattache à l'art décoratif, les tapisseries, un lit à baldaquins d'une couleur dàlcile et très-narmonieusement composé de satin et de velours, un sofa, un délicieux paravent à panneaux de glaces» à soubassement brodé. Il y a dans toutes ces compositions une éléeance qui s'arrête juste à temps devant les surcharges et Toutrecmdance du luxe.
Un très-beau meuble de Fourdinois rappelle un des grands renoms de l'exposition de Londres. Tout le monde a parlé en 1851 du meuble Fourdinois. Réputation oblige; une œuvre vulgaire ne pouvait pas sortir de ses ateliers. Son bahut aux fines sculptures, aux heureuses combinaisons de couleurs, est aux yeux des connaisseurs une œuvre d'art, dans la force du terme. On remarque aussi un lit è dôme et à baldaquins d'une grande richesse.
Lo mobilier français mérite qu'on en parle ; il tient toujours la tête au milieu de tous les efforts des nations rivales. Mais son exposition est très-vaste, et c'est forcément avec la crainte d'être injustes, que nous citons au hasard quelques noms des plus remarqués. Notre excuse, si nous en oublions, est dans côci : Nous ne faisons en ce moment œuvre de jurés, ni de critiques; nous suivons simplement la foule.
Elle s'arrête devant AUard et Chopin, nous nous y arrêterons aussi. D^lleurs il est difficile de ne point noter leur charmante console en noyer d'Amérique, destinée par malheur à être enduite de venrîs ou de dirares. Deux statuettes de femmes fonnent les