‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 71 sur 154 · ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

ÉTATS-UNIS

li'arc-en-ciel est le sujet à l'ordre du jour dans les paysages des f'Lats-Unis. Lé Niagara de Church , et sa Saison pluvieuse sous les tropiques^ sontdotés d*un arc-en-ciel. Un paysagiste de New-York, Dlrand , se signale au milieu de ses compatriotes par une trèsbelle étud^ : Dans les bois. Ce qui frappe après avoir vu tous les portraits des monarques européens, c'est la simplicité de celui d'Abraham Uncoln. Rien de modeste comme ce petit portrait noirfttre du Préndent de la grande républi^e.

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Ce qui rend sympathique aux visiteurs la paierie anglaise c'est

le soin qu'on a eu de rendre superflu tout livret en mettant au bas de chaque tableau le nom de l'artiste et la désignation du sujet, traduite en français au-dessous de la légende anglaise.

L'aspect de cette salle, remplie de voyageurs d'outre-Manche, de ladi&s enthousiastes de leur art nationd, est à tous les titres fort curieux, pour son publia, pour sa disposition et pour les peintures qui y sont exposiees.

Faisons de suite la part des meilleures.

Il n-'y a point de grandes toiles, il y a d'excellents tableaux de genre, et surtout d'excellentes aquarelles. Car les Anglais ont le monopole de l'aquarelle. C'est là qu'ils réussissent le mieux; c'est là qu'ils sont nos maîtres à tous.

Quant aux portraits, ils sont médiocres; on regarde par curiosité ceux du Prince et de la Princesse de Galles. Les paysages ne sont point compris du tout. Les artistes y ont le culte de l'épi. 11 faut voir la Couronne d^crd^éU^r Golb, pour se faire une idée de cette minutieuse adctration des céréales; «rest le type du genre.

' Tableaux humoristiques.

Mais ce qui nous retient dans le pays d'Hogarth, c'est la verve calme et sensée avec laquelle ses compatriotes savent rendre les scènes de mœurs. Le burlesque y est fle^atique ; l'observation y est fine. Ce sont les mêmes qualités qui se retrouvent dans leurs romans. Thackeray ne puisait pas à d'autres inspirations; Dickens raconte comme ils peignent. Ils ont l'œil photographique. On en peut juger devant les deux tableaux d'£rstine NicOL :

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