‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 77 sur 154 · ANN£X£S DES B£AUX-ARTS · texte numérisé non relu

ANN£X£S DES B£AUX-ARTS

XVlh dynastie, reproduction peut-être trop fidèle» mais assurément ^uneuse, des vieilles peintures indigènes, auziiuelles il ajoute de Fanimation et de la yraisemblance. 11 reconstitue la traaition

archéologique avec un singulier mélange d^art et d'érudition. Ces exhumations de momies, ces classifications d'antiquités ont-elles bien, a défaut d'idéal, une valeur historique ? Quoi qu'il en soit, l'Égypte et Rome ont été explorées par cet habile pinceau amoureux du passé. Plusieurs tableaux attestent ici ces savantes recherches : la MomUy U Jeu ég^iptien, Les6t'e, VArmuiHer^ etc.

M. Haas préfère les animaux, c'est du moins plus vivant.

Deux gigantesques peintures de batailles.*., entre eer^ : Pendant et après le combat, par M Marftinus Kuttbmbrouwer.

Une Vue dans le bois de Doonverth, par Bilden.

Une peinture qui a de l'éclat et die l'ampleur, la Prière tnter-. rompue^ par Bisschop.

Quelques intérieurs de misère et de maladie, par J. Israels.

Voilà ce qu'il faut chercher de mieux dans l'exposition des Pays- Bas.

AKNCXE DE LA BCLMQUE.

Dans k Pare , sur la grande avenue d'fiuiope.

Dans l'exposition belge il y a absence de grandes toiles. Il y a absence aussi de lumière ; le Jour qui pénètre dans la salle est insuffisant.

Quatre genres caractérisent décidément Part belge: V* La série des œuvres de Stevbms (hp* 121 à 137); c^est une collection de gravures de modes peintes àlliuUe.Pobr sujet invariable*

une femme habillée; encore s^aperçoit-on que la femme nW qu'un prétexte à faire valoir le costume. 11 y a des toilettes pour toutes les circonstances de la vie, pour mariage et pour deuil, pour le bal et pour l'église, pour le beau temps et pour la pluie, toilette du matin et toilette du soir, négligé et grand gala. Cependant la peinture étant soignée^ la couleur harmonieuse, ces exhibitions d'étolTes ont leurs amateurs.

2« La série des œuvres de Fbrent Willems (de 177 à 186) placée vis-à-vis la précédente, elle n'en diflèreque par la date. Nous quit^ tons le temps actuel, nous passons au dix-septième' siècle. A part cela, le défilé recommence aes robes de satin rose ou blanc, dans

toutes les attitudes. Il y a costume de voyage, costume de cour et costume de ville. Ici encore les sujets de tableau, insignifiants, ne sont que des motifs pour exhumer pièce à pièce toute la défroque des aïeules. Quelques scènes cependant, /a Visite à ToccoucÀ^e, par exemple, ne sont point sans mérite, ni sans intérêt.

3^ La série des œuvres de H.Leys (de 74 à 88); c'est maintenant le moyen âge. Le caractère religieux et chevaleresquede cette féoda-

Page 1