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PRÉFACE

Si l’on se place au point de vue des anatomistes, le corps humain se divise en trois segments : la tête , le tronc et les membres ; il est, en outre, constitué par une charpente osseuse, le squelette, recouvert par la peau et les muscles : voilà pour la conformation extérieure.

La physiologie nous enseigne, d’autre part, que les os, les muscles, et les articulations qui les relient les uns aux autres, constituent l’appareil de la locomotion, ou organes du mouvement.

Le système nerveux préside aux fonctions d innervation , autrement dit à tous les actes sensitifs, moteurs et psychiques, qui s'accomplissent dans notre organisme.

L’appareil de la locomotion et l’appareil de 1 innervation sont dévolus aux fonctions de relation, (fui mettent l ètre humain en rapport avec les autres êtres et les objets qui l’environnent.

Los fonctions de nutrition, ou végétatives, servent à l’entretien do la vie : les appareils de la digestion, de la circulation et de la respiration relèvent de ces fonctions.

La phonation et les organes des sens se rattachent aux fonctions de relation ; Y excrétion urinaire peut être décrite avec les fonctions de nutrition.

Tel est le plan que nous nous proposons de suivre, sinon rigoureusement, au moins dans ses

grandes lignes.

Plaise au lecteur de ne pas oublier que nous écrivons en marge des traités classiques, que. nous traçons des arabesques, et non un dessin parfaitement géomét rique.

Ce n’est pas à un voyage sur des routes régulières que nous le convions, c’est dans les sentiers que nous le conduisons, et que nous l’invitons à « musarder )) en notre compagnie.

GENERALITES

Le Type humain

A toutes les époques, on s’est essayé à juger les hommes d’après leurs apparences extérieures.

Primitivement, on rapprocha la physionomie humaine de celle des animaux, et ce fut la physioçjnomonie , dont le principal vulgarisateur, sinon le créateur, fut le Napolitain J. -B. Porta, qui a curieusement mis en regard des tetes d individus a côté de têtes de lion, de singe, de bœuf, d’âne, etc.

Puis sont venus les phrénologistes, qu’on a beaucoup raillés, bien qu’ils aient émis un assez bon nombre d’idées justes et raisonnables.

Après Darwin, s’ouvre la période véritablement scientifique. Toujours en quête de preuves pour appuyer sa doctrine de l’évolution, 1 illustre savant fut amené à étudier et à expliquer les mouvements d’expression, la mimique, dans ses rapports avec les sentiments et les liassions, finalement, Du- CHENNE de Boulogne, Gratiolet, et, plus récemment, Mme Bessowet-Fayre, ont poursuivi, par des voies différentes, le même problème. Ce court historique, dans le seul dessein de montrer que, de tous temps, l’on a cherché à déterminer le type humain et ses relations avec le physique et le moral du sujet.

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Aujourd’hui encore, le procédé est loin d avoir perdu de son importance, et, comme le remarque, avec à-propos, le docteur Gottschalk, il n est pas un médecin, pas un clinicien digne de ce nom, qui ne se fasse une opinion, dès le premier contact avec un malade, sur le simple aspect de sa physionomie, de son habitus extérieur. Mais nous devons reconnaître, toutefois, que la question a été abordée par deux expérimentateurs des plus ingénieux, sous un aspect neuf et original.

Dans leur Morphologie médicale, MM. Chaillou et Màc-Auliffe ont cherché à établir quatre types principaux, auxquels peuvent se rattacher tous les êtres humains : le type respiratoire, le type digestif, le type musculaire , le type cérébral.

Dans le type respiratoire, le thorax, particulièrement développé, constitue, à lui seul, la plus grande partie du tronc et réduit à de très petites dimensions la région abdominale. Ce type se recrute surtout chez les peuples nomades (Arabes, Kalmouks). 11 a, aussi, de nombreux représentants parmi les montagnards.

Les peuples nomades, en passant de la plaine à une région d’altitude plus élevée, d’une température chaude à une température froide, d’un pays sec à une région humide, d’un climat mou à un air vif; de plus, en faisant de longues marches, de l’équitation, de la course, etc., les peuples nomades développent l’amplitude de leur thorax, facilitent le jeu de leurs poumons.

Quant aux montagnards, ils se trouvent placés dans des conditions à peu près analogues ; si les déplacements qu’ils effectuent oui moins d’étendue

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