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LE TYPE HUMAIN

Quelles conséquences tirer de ces notions, pour la plupart nouvelles ? C’est qu’en prenant pour base les connaissances morphologiques, le nié- * decin pourra diriger scientifiquement l’éducation de l’enfant, et non plus empiriquement comme le font la plupart des méthodes actuelles ; améliorer les conditions qui président a la formation des générations présentes et futures : conditions respiratoires (nécessité d’écoles, de lycées en plein air) ; conditions digestives (tables de régime, alimentations appropriées) ; conditions musculaires (entraînement, gymnastique méthodique entre dix et quinze ans); conditions cérébrales (révision de l’horaire des classes, etc.).

Le médecin jouera, de la sorte, un rôle préventif, et aussi un rôle curatif, grâce à l'hygiène thérapeutique dont il sera appelé à formuler les règles, adaptées à chaque cas individuel.

La Taille

La taille chez les divers peuples d'Europe.

Le Comité anthropométrique de la British Association a fait une curieuse enquête sur la taille moyenne chez les différents peuples, dont voici les résultats.

C’est la race anglo-saxonne qui tient la tête : la plus haute taille est celle de l’ouvrier anglais, avec i m. 74. Abstraction faite des catégories sociales, I Anglais, en général, atteint 1 m. 70 ; c’est aussi la taille du Norvégien.

Le Danois, le Hollandais et le Hongrois ont 1 m. 67 ; le Suisse, le Russe, le Belge, 5 millimètres de moins.

Le Français a 1 m. 66 ; l’Allemand, si étonnant que cela paraisse, n’a pas davantage, car si le Poméranien reste « colossal », le Bavarois est plutôt petit.

Les plus petits de tous sont les Espagnols et les

Italiens, avec 1 m. 67. Constatation singulière : alors que, chez les Français, les membres de la classe bourgeoise sont plus grands (pie ceux de la classe

ouvrière, il en va différemment en Angleterre, où l’on constate 2 centimètres d’écart.

Les statistiques faites dans les écoles et les conseils de révision montrent que la taille des Japonais depuis vingt ans n’a cessé de croître. On attribue ce phénomène à un mode d’existence plus rationnel ; dans les écoles, en particulier, on a renoncé à faire .asseoir les enfants sur des nattes, les jambes croisées.

Alors qu’en i8g4, la proportion des hommes dépassant 5 pieds 4 pouces était de 10, 11 %, elle s’est élevée, en 1911, à 16, 46 %; celle des tailles comprises entre 5 pieds 2 pouces et 5 pieds 4 pouces s’est élevée de 32 à 37 %, tandis que celle des tailles entre 5 pieds et 5 pieds 2 pouces s’abaissait de 37 à 33 %.

La Taille de la Française.

Ce n’est pas, comme d’aucuns l’ont à tort imprimé, la taille de la Parisienne qu’ont entrepris de déterminer les docteurs Mac-Auliffe et A. Marie, dans un savant et original travail présenté à l’Institut par Edmond Perrter, mais bien celle de la Française.

Ils ont opéré sur 255 femmes, appartenant aux métiers les plus divers (ouvrières agricoles, midinettes parisiennes, bourgeoises sans profession, ménagères, etc.), et ils ont pu établir que la moyenne de la faille de la femme française est non de 1 m. 54, comme l’indiquaient les mensurations prises jusqu ici sur des cadavres provenant de

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