ACTE QUATRIÈME
]a plus indocile que je connaisse. Et puis, avec vous, c'est tout ou rien. Ou vous vous croyez à la mort, ou bien vous vous figurez que vous êtes solide comme le Pont- Neuf. Enfin, je compte sur vous, madame Marcelle, pour remonter un peu madame Richard quand son moral faiblit, et pour lui faire exécuter mes prescriptions, quand il remonte trop vite. Il n'y a rieu à changer à notre traitement de ces jours-ci. Je veux essayer pourtant de la viande crue; je repasserai tantôt pour vous montrer à arranger ça. Faites-moi établir seulement une jolie petite tranche d'un quart de livre, en plein filet.
MARGELLE
Bien, docteur. Je vais m'en occuper.
Et maintenant, moi, je vais voir votre jardinier.
MADAME RICHARD
Au fait, il est malade, ce brave Antoine. Comment vat-ii ?
Oh! oh! il est sérieusement pris, lui, le pauvre diable !
MARGELLE
Vraiment ?
MERLINET.
Une belle congestion pulmonaire,... à son âge, ces natures-là... s'il en réchappe...
MARGELLE
Ce n'est pas possible.
Entre nous, il n'en a pas pour vingt-quatre heures 1 Allons, bonjour, mes chères dames.