AI A R G E L L E
Oui, c'est vrai. Enfin, mon pauvre ami, je vous le disais bien que nous étionsfous tous les deux, et cet homme vient de nous rappeler heureusement à la réalité. Quelle imprudence à moi de vous avoir laissé prolonger une visite aune heure pareille ! Quand je pense que le cocher doit être encore à tenir votre cheval dans la cour. Il faut que vous vous en alliez, il le faut.
ROBERT
Oui, Marcelle, je vous quitte. Je sens trop quels dan-
gers ma présence vous fait courir ; mais avant mon départ demain, je vous reverrai, n'est-ce pas, je vous reverrai ? Cette promesse de tout à l'heure...
MARGELLE
Oui, mon ami, oui, j'ai promis, mais venez.
ROBERT, sortant avec elle.
La maison que j'habite est isolée...
Sa voix s'éteint. Tandis que Robert et Marcelle disparaissent par la droite, Antoine s'avance, écartant les branches d'un massif de gauche derrière lequel il se dissimulait.
ANTOINE, seul.
Demain. Peut-être bien, peut-être bien!
Il sort par la gauche. Marcelle revient par la droite, deuxième