‹ Les dames du Plessis-Rouge; pièce en cinq actes et six tableauxChapitre 62 sur 139 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LE COLONEL

Ah ! Je le disais bien. C'est lui qui m'a retourné aussi, en discutant avec moi.

LE PROCUREUR

Colonel, je croyais avoir évité davancer la moindre opinion devant vous.

LE COLOXEL.

Eh ! parbleu, oui, avec votre air de ne pas y toucher. Quand on me contrecarre ouvertement, je ne bronche pas d'une ligne; seulement avec des >< ah ! » des « oui! » des « c'est possible ». des petits sourires, je ne sais plus où j'en suis, moi. Mais maintenant, je me suis repris, et soyez tranquille, mon cher ami, on ne me fera plus changer d'avis.

MADAME RICHARD, au procureur.

Je vous répète, monsieur, qu'aussi vrai qu'il y a un Dieu au ciel...

LE PROCUREUR

Je vous en prie, madame... Je n'accuse pas votre fils.

LE COLONEL

Que faites-vous ici, alors ?

LE PROCUREUR

Croyez que mes convictions personnelles...

MADAME UIC1IARD.

Eh ! monsieur, ayez toutes les convictions qu'il vous plaira ; mais ne prenez pas à la légère des mesures qui peuvent compromettre à tout jamais l'honneur de mon

fils.

LE PROCU R.EU R.

La liberté de M. Richard, madame, ne dépend pas de moi seulement. Elle dépend du juge d'instruction que j'attends.

78 LES D tMKS DU PL ESSIS-RO! G]

m. \.D ami; RICHARD.

Ah ! qu'il arrive ! qu'il arrive donc, ce juge d'instruction ! Je oe suppose pas qu il y ait deux magistrats en France, capables de vouloir jeter sans prétexte la honte et l'infamie sur une famille.

LE PROG QREUR.

.Madame...

LE GO Lux E L, bas.

Je suis à vos ordres, monsieur.

Le docteur entre de irauche.

Page 1