‹ Les débris de la guerreChapitre 16 sur 42 · Petit Journal 20 décembre · texte numérisé non relu

Petit Journal 20 décembre

fiqucs massacrés par milliers, dont le compte étonnera le monde, lorsque sera brisée la sinistre barrière derrière laquelle se passent tant de secrètes horreurs. Oublions ceux qui meurent de faim dans notre pays sans moissons, sans maisons, méthodiquement rançonné, pillé et pressuré jusqu'à la dernière goutte de sa vie. Oublions le reste de notre peuple dispersé par les routes de l'exil, vivant de la charité publique qui, si fratçrnelle, si affectueuse qu'elle se montre, est cependant si lourde à des mains entre toutes laborieuses, qui ne connurent jamais le poids déprimant de l'aumône. Oublions enfin nos dernières villes menacées, les plus belles, les plus fières, les plus chères, celles qui forment le visage même de la patrie et qu'un miracle seul pourrait encore sauver. Oublions, en un mot, la plus grande calamité et la plus criante injustice de l'histoire, pour ne songd qu'à notre délivrance qui s'approche. Il n'est pas trop

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