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FIG. 41. — PEIGNES EN IVOIRE DÉCORÉS DE FIGURES D'OISEAUX

Ce sont encore une fois identiquement les mêmes motifs Qui Pendants. réapparaissent sur toute une série d'objets en pierre, en ivoire et en os et dont le rôle n’est pas aisé à déterminer. Peut-être s'agit-il tout simplement d'ornements. Cependant, si l’on attache des liens à la partie inférieure, où se trouvent un retrécissement et un trou, les figures se trouvaient à l'envers, peut-être de façon à être vues à l'endroit par celui qui les portait.

1 PETRIE, Magada, pl. Lx et LxIV ; Diospolis, pl. x. — DE MORGAN, Aecher ches, 1, pp. 148-149. — Mac IVER and MACE, El Amrah, pl. x, 21et,3.

Palettes.

On y verra des représentations humaines (fig. 44), des représentations d'oiseaux plus ou moins stylisés, des représentations de la tête de taureau ! et, enfin, un singulier ornement dérivé peut-être du type de l'oiseau (fig. 45).

Une autre catégorie d'objets décorés est formée par les pendants de colliers dont il a été question dans le chapitre de la parure ; le plus souvent on se contente de graver sur les deux côtés quelques petits traits à intervalles réguliers, ou bien on simule un lien qui partant de la base s’enroule jusqu'au sommet, ou bien l encore les liens s’entrecroisent pour former des motifs assez simples. Parfois encore les deux systèmes de \

décorations sont unis (fig. 46 et plus haut fig. 22). Nous rappelant les observations qui ont été faites précédemment, rien ne nous empêche de considérer les ‘ lignes décorant les pendants comme ayant un rôle ma-

gique

Ce sont incontestablement les palettes en schiste qui | nous fournissent le plus bel exemple d'évolution des formes que l’on puisse imaginer. Petrie en a établi le développement chronologique et nous n'avons pas à nous y arrêter longuement ici *.

Les plus anciennes ont la forme rhomboïdale et reproduisent vraisemblablement, de l'avis de Petrie, quelque éclat naturel de la roche schisteuse (naturals cross cleavages of the slate rock). Peu de temps après apparaissent les formes naturelles qui vont nous occuper nié 2 à présent et d’où dérivent enfin, de nouveau, des formes pxrene Ex uniquement géométriques. IVOIRE.

Je ne connais qu’une seule palette qui reproduise la eriuner

gure d'antilope

forme humaine : elle appartient à la collection Petrie, à % fomements

dérivés de la

l'University College de Londres (fig. 47). Un autre forme de loi

1 Hommes: PETRIE, Vagada, pl. LIX-LX ; oiseaux : idem, LIX, LXIT et LXIV ; Diospolis pl RTL et DE MORGAN, Origines, II, pp. 64 et 143. — ne Iver and MACE, Z7/ Amrah and Abydos, pl. x, 7. — Taureau : PETRIE,

Na Var pl. LXII, 37. — PETRIE, Diospolis, VIr, 1; Nagada, pl. LXIX, 51.

2? PETRIE, Vagada, pl. LxI, LXII et LXIV ; Diospolis, pl. X. — DE MORGAN, Recherches, Il, pp. 62-63, fig. 137-147. Les traits incisés sont fréquemment remplis d'un enduit noirâtre.

# PETRIE, Diospolis, pl. 111.

F7 spécimen de la même collection nous montre la palette surmontée

d'une figure d’antilope (?) dont la tête a disparu (fig. 48). Sur d’autres spécimens, au contraire, c'est la palette entière qui repro-

4% & { 4 Q (XI {NW Ds pas

F1G. 43. — EPINGLES EN IVOIRE DÉCORÉES DE FIGURES D'OISEAUX ET DE LA TËTE DE T'AUREAU.

duit grosso modo les lignes de l'animal. Parmi les palettes représentant des antilopes, notons-en une où Petrie reconnait l'ibex ou le mouflon ! (fig. 49).

1 PETRIE, Vagada, pl. XLVIL, 1, 2, 3 et 4; Diospolis, pl. XI, 1. — BUDGE, a History of Egypt, I, p. 59, 20910 et 35049. — QuIBELL and GREEN, /eracon- Pons, EL pl LIN, 17:

D'autres spécimens affectent les formes de l'éléphant ou de l’hippopotame ! (fig. 50).

Les palettes en forme de tortue sont fort instructives, car nous

FiG. 44. — PENDANTS EN SCHISTE ET EN IVOIRE,

University College de Londres.

y voyons qu'après avoir complètement méconnu le caractère des pattes on ne s’est nullement fait scrupule de les laisser entière-

1 PETRIE, Vagada, pl. XLVI1, 5-8; Diospolis, pl. XI, 4 et 5.

ment disparaître et même de les transformer en têtes d’antilopes ! (fig. 51).

| Les poissons, qui souvent sont dessinés avec grand soin, finissent par devenir des palettes sans aucune forme bien déterminée (fig. 52). Remarquons le spécimen au centre de la figure et dans lequel la queue du poisson a été transformée elle-même en un poisson plus petit ?.

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