‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 86 sur 107 · DE LA GRANDE TÉTE DE MASSUE DU ROI INDÉTERMINÉ · texte numérisé non relu

DE LA GRANDE TÉTE DE MASSUE DU ROI INDÉTERMINÉ

Cliché prêté par l'Egypt Exploration Furd. Voir « Archæological Repcrt », 1807-98, p. 7; pl.

le roi, assis sous un dais, placé au sommet d’une estrade à laquelle un escalier donne accès. Devant les danseurs, et aussi derrière eux, sont représentés trois espèces de croissants, qui, dans les monuments de l’époque classique, ont pris une forme régulière. Il est difficile de dire ce qu’ils représentent. Contentons-nous de noter qu'on rencontre dans les textes certains personnages portant un titre dans la composition duquel entrent ces « croissants » !.

Les restes d’une seconde massue, d’un type plus parfait, sont au nom d’un roi qui n'a pas encore été identifié d’une manière précise ?. Entre autres scènes, nous y voyons le roi présidant à des travaux publics (fig. 172-173). Serait-ce l'ouverture d’une digue # ? Sur un des canaux, on aperçoit encore la proue d’un vaisseau qui rappelle ceux de l’époque primitive. Dans l’angle inférieur, à droite, on distingue les restes d’une petite construction voütée semblable à celle qui se trouve au sommet de la palette en schiste reproduite sur notre planche 1, Au registre central, à gauche, des personnages sont portés en palanquin, comme sur la massue de Nar-Mer, et des hommes coiffés d’une longue tresse pendant sur leur dos exécutent une danse. Des danseurs à la coiffure identique se remarquent sur un fragment d'une troisième massue, trop mutilée pour qu'on puisse se faire une idée correcte de l’ensemble 4. Ces massues, si différentes encore, par leur style, des monuments égyptiens classiques, nous font connaître, cependant, des représentations qui se retrouvent aux époques subséquentes.

Caractère religieux de la royauté pharaonique. Paris, 1902, p. 242 et fig. 71, p. 240. — WEiLr, R., Æiéraconpolis et les origines de l'Égypte, dans la Revue archéologique, 1902, II, pp. 121-122.

1 Lepsius, Denkmäler, Il, 129.—NEWBERRY, Beni Hasan, 1, pl. XXXV, D. 41. — SCHIAPARELLI, E., Museo archeologico di Firenze. Antichita egisie, , pp. 266, 267, 369 et 468. — Voir GRIFFITH, //éeroglyphs, pl. ut, 36, et p. 64.

* FoucarT, G., les Deux Rois inconnus d'Hiéraconpolis, dans les Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles lettres, 1900, pp. 230-241. — NaAVviLze, /es Plus Anciens Monuments égyptiens, II, dans le Æecueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes, XXV, 1903, pe218

8 QuiBeLr, Æierakonpolis, 1, pl. xxvi C et pp. 9-10. — M. Maspero y reconnaît, avec assez de vraisemblance, la cérémonie du XAebs to, « creuser la terre», qui se faisait lors de la fondation des temples. Voir MASPERO, Manual of Egyptian Archaeology, 5° éd. Londres, 1902, Suphlementary Chapter, p. 353, note. — LEFÉBURE, êtes égyptiens. Construction et protection des édifices, pe 32. —

MARIETTE, Denderah, p. 133, et I, pl. 20. — BRUGSCH, die Aegyftologie, p. 425. + QuiBELL, Hierahkonpolis, 1, pl. xxv1, À, et p. 8.

Il en est de même d’une série assez nombreuse de petits monu- Pjaquettes | ments, découverts dans les tombes royales d'Abydos. Ce sont de gravées dela | petites plaquettes, en ivoire ou en bois, portant gravées d’un trait 1" dynastie.

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