INTRODUCTION
Le travail qu'on va lire ne se composait à l'origine que de trois 011 quatre leçons faites aux étudiants de la Faculté des Lettres de Rennes ; et, en donnant ces leçons à laBeviie des Cours et Conférences, je n'avais tout d'abord d'autre objet que (le communiquer aux étudiants des autres Universités les résultats d'une étude littéraire sur une pièce peu connue de Victor Hugo. Mais, peu à peu, avec les documents inédits apportés par M. André Pavie. avec les renseignements nouveaux fournis par M. Paul Glachant, une question d'authencité de textes s'est greffée sur l'étude primitive, et, par suite de la discussion qui en est résultée (art. iv , a fini par prendre l'intérêt principal. Et même, la préoccupation de cette question s'est tellement imposée dès lors à mon esprit, qu'on en retrouvera la trace dans la rédaction de mes deux dernières leçons et dans V Appendice que j'ai cru devoir ajoutera l'ensemble de mon étude.
Ces explications suffiront, je l'espère, à faire comprendre comment il n'y a peut-être pas une parfaite harmonie, parfois, entre certaines appréciations des premières pages de ce travail el celles des derniers articles. Cette harmonie, j'aurais pu l'établir après coup, dans un remaniement général, dans une refonte complète de toute mon étude ; c'eût été alors un autre ouvrage. J'ai préféré laisser cette étude telle qu'elle a paru dans la Revue des Cours et Conférences^ avec ses imperfections, mais aussi avec son caractère de sincérité, en me contentant simplement d'y introduire quelques retouches essentielles.il n'était peut-être pas inutile, d'ailleurs, de montrer aux étudiants, à qui est surtout destiné cet opuscule,
comment se dégage, se pose, se circonscrit peu à peu un problème d'iiistoire littéraire.
En somme, il y a désormais, pourrait-on dire, une « question » d'.l????/ Robsart, question modeste, assurément, et dont je n'ai garde de m'oxagérer l'importance ; mais en fait d'œuvres littéraires, et quand ils'agitdes grands maîtres, une question d'authenticité n'estjamais négligeable. En quels termes se pose aujourd'hui cette question au sujet des deux textes publiés d'Amy Robsart^ je me suis attaché à le déterminer avec autant de précision que possible dans la Conclusion d'ensemble qui termine mon Appendice.
Il me reste maintenant un devoir à remplir, qui est de remercier ceux qui m'ont aidé ou encouragé à exécuter ce travail. Je remercie l'aimable directeur de la Revue des Cours et Conférences, M. Filoz, de l'excellent accueil qu'il a fait à mes leçons; MM. Paul et Victor Glachant, de la très obligeante mention dont ils ont honoré mon premier article dans leur bel ouvrage, désormais classique, sur le théâtre de Victor Hugo X(?5 Drames en prose, cha.p. sur Amt/ Robsart)', MM. André Pavie, Auguste Dorchain, Paul Glachant. Maurice Souriau, de la parfaite bonne grâce avec laquelle ils ont bien voulu me fournir ou m'autoriser à publier des documents peu connus ou inédits. Je les prie ici d'agréer mes sentiments de cordiale et dévouée confraternité.
Gustave Allais.
Rennes, 1.^ septembre 1903.
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