ACCIDENTS PYRÉTIQUES, RESPIRATOIRES, NERVEUX, ETC
dyspnée plus ou moins vive. Des produits toxiques agissent alors sur la pression, sur l’isotonie des hématies ; la muscarine, retirée des étranglements internes, détermine la congestion du poumon par un processus toxique qui n’exclut pas le mécanisme réflexe; des hases volatiles s’échappent par les bronches; il n’en faut pas davantage pour expliquer ces crises de dyspnée.
Les perturbations humorales que traduisent l’albuminurie, les variations de l’urée, de la hile, des diverses sécrétions modifiées par la mydaléine, les désordres cardiaques attribuables de préférence aux matières alcaloïdiques, à celles que l’alcool dissout, que le foie atténue, à celles qui impressionnent les vaso-moteurs, ces perturbations, ces désordres expliquent également les troubles respiratoires.
On peut encore invoquer les poisons bulbaires, les corps qui, à l’exemple de la parvoline, de la neuridine, de l'hydrocollidine, déterminent des convulsions, des spasmes, de la contracture des extrémités, de lamydriase ou du myosis, etc.
Puis, à côté de ces accidents plus ou moins aigus, on voit à la longue, lentement, progressivement, se dérouler des lésions chroniques, des déformations osseuses frappant de préférence les os des extrémités; ces déformations sont attribuables surtout aux acides, à l’acide lactique, aux acides gras, etc.
D’autres tissus, d’autres appareils, l’appareil cutané, par exemple, subissent les effets de ces toxines, qui entretiennent des poussées d’acné, des eczémas interminables. — Les céphalées, les migraines, le délire lui-même traduisent parfois des souffrances de cet ordre ; les aliénistes savent l’influence de la constipation sur leurs malades, et les médecins n'ignorent pas les folies toxiques