‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 5 sur 261 · LES PROFESSEURS DE MÉDECINE DU COLLÈGE DE FRANCE · texte numérisé non relu

LES PROFESSEURS DE MÉDECINE DU COLLÈGE DE FRANCE

fréquemment les méditations des professeurs de médecine du Collège de France.

Déjà, dès le début, Magendie interroge le névraxe, les racines médullaires, les nerfs périphériques ; il précise les inlluences de ces réactions nerveuses, capables d’aboutir au phénomène du vomissement; il analyse ce phénomène, cette expulsion de poisons, un des modes de défense de l’économie.

Ap rès lui, Cl. Bernard, qui, au dire de Renan, n’était pas seulement le plus illustre des physiologistes, mais était la physiologie même, Cl. Bernard poursuit des visées analogues ; il étudie, grâce à ses recherches sur les vaso-moteurs, la répartition des divers principes dans les différentes zones de l’organisme; il se rend compte de l’action des toxiques sur les tissus ; il scrute les mystères des fermentations digestives ; il arrive, toujours préoccupé du problème de la nutrition, à la capitale découverte de la glycogénie !

Avec Brown-Séquard, on voit les processus dynamiques, qui correspondent à la notion do tempérament, venir prendre place à côté des états statiques, donnée relative à l'idée de constitution. Ce savant sonde les actes d’inhibition et de dynamogénie, actes si souvent mal compris, dont la complète réalité est pourtant indiscutable, comme suffit à l’établir l'expérience dite de l’arrêt des échanges. Vous excitez, dans des conditions spéciales, l’appareil nerveux d’un membre, et vous constatez que le sang veineux, au lieu de se montrer bleuâtre, est rouge, à la façon du contenu des artères ; cette coloration indique que, pendant le passage au travers des capillaires, aucun principe n’a été utilisé par voie d’oxydation ou de combustion, par voie d’hydratation ou de dédoublement ou par toute autre voie. Qui 11e

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