PERTURBATIONS VARIÉES. — DÉFENSES ORGANIQUES
Pour les glandes rénale ou biliaire, ces conditions ont aussi une portée de premier ordre, parce que la cellule de ces organes est en quelque sorte en équilibre entre les capillaires, d’une part, les voies de Purine ou de la bile, d’autre part; aussi une élévation ou une diminution de cette pression tendent-elles à repousser ou à aspirer les sécrétions, à les faire tomber pour ainsi dire, dans des conduits habituels ou inusités! Dès lors, qui ne conçoit l’étendue des services rendus par un appareil capable de s’opposer à la genèse de telles perturbations, de tels troubles fonctionnels, par un viscère propre à défendre l’organisme contre les écarts imposés aux conditions normales ! D’après Livon, le corps pituitaire, la rate, les reins, la glande thyroïde, agissent dans le môme sens; le foie, le thymus, le pancréas, le testicule, l’ovaire provoquent au contraire l’abaissement.
Pourtant, nous l’avons déjà vu, si l’emploide ce tissu, dans la maladie d’Addison, a donné quelques résultats favorables à Dupaigne, Dieulafoy, Maragliano, Osler, Hayem, Widal, etc., il a paru inutile, quand il n’a pas été nuisible, à Darier, Grainger-Steward, Chauffard, Murrel, Galliard, etc. À dire vrai, en dépit de la perfection des extraits salés, glycérinés, alcooliques, pepsiques, trypsiques, papaïniques, alcalins, acides, en dépit des voies d introduction, ce que nous faisons n’est qu’une imitation grossière des opérations de la nature, qui, d’une façon continue, fait pénétrer des principes vivants.