‹ Les déformations de la tête fœtale dans la présentation du siègeChapitre 11 sur 19 · PREMIER PARAGRAPHE · texte numérisé non relu

PREMIER PARAGRAPHE

Asymétries isolées et limitées à la voûte.

Nous étudions d’abord cette première classe, car elle représente les déformations qui sont, sinon les plus intéressantes, du moins les plus habituelles et les plus caractéristiques parmi celles rencontrées sur

les têtes dernières ; peut-être même sont-elles, en quelque sorte pathognomoniques d’une présentation du siège.

Pour Bar, elles seraient fort communes; « il ne se passe pas de mois, dit-il, que je n’aie l’occasion de la rencontrer ». Nous-même, qui avons minutieusement et systématiquement examiné les têtes d'enfants nés par le siège à la clinique, nous pouvons affirmer, allant plus loin, les avoir observées d’une façon pour ainsi dire constante ; notre impression d’ailleurs n’est pas toute personnelle; M. le Professeur Brindeau, un jour, nous disait estimer que leur fréquence était de l’ordre de 95 0/0 : le plus souvent, il est vrai, elles sont si légères que, si l’attention n’avait pas été dirigée vers leur recherche méthodique, elles seraient certainement demeurées inaperçues.

Ces déformations ne consistent pas, nous l’avons déjà signalé au début, en un enfoncement semblable à celui que produit un travail laborieux, mais en une simple altération de la sphéricité céphalique, un aplatissement, un méplat, si l’on préfère.

Son étendue est variable; généralement et dans les cas pour ainsi dire subnormaux, il est très limité; parfois il occupe une zone importante de la voûte réalisant une asymétrie très notable qui peut frapper l’observateur le moins averti.

Le siège de l’aplatissement est presque toujours postérieur; ce n’est qu’exceptionnellement, ainsi que nous le verrons dans le dernier alinéa de ce chapitre, qu’il peut être observé en avant.

C’est le pariétal qui est atteint, le plus souvent

l’angle postéro-supérieur de cet os, en arrière et audessus de la bosse pariétale qui forme l’angle externe de l’aplatissement. Parfois, mais ce ne doit pas être bien fréquent, bien que Bonnaire ait pu en observer un cas, il siège plus bas, derrière l’oreille, au-dessous et en arrière de la bosse pariétale. Nous devons considérer cette variété comme beaucoup moins commune.

Le pariétal antérieur, c’est-à-dire celui qui dans l’utérus se trouvait en avant, autrement dit celui de même nom que la position, est presque toujours atteint; cette fréquence est suffisamment nette pour que, tablant sur elle, nous ayons pu, à la clinique, nous amuser à faire rétrospectivement le diagnostic de position de l’enfant en recherchant le côté de la tête qui avait été aplati; c’est assez dire en même temps si cet aplatissement était net dans la presque totalité des cas.

Ce n’est que dans un très petit nombre de faits que le méplat s’est remarqué sur le pariétal postérieur, comme dans une observation de Bonnaire et Schwab. Ces auteurs l’expliquent en supposant que la paroi postérieure de l’utérus repoussait en avant la partie postérieure de la tête avec laquelle elle était en contact. « Dans cette détermination des points de contact, disent-ils, tout doit dépendre de l'attitude dans laquelle la tête fœtale s’incline et se trouve inclinée sur le tronc. » Nous aurons l'occasion de voir dans le chapitre suivant l'importance de cette notion.

Cet aplatissement est très souvent associé à la saillie de la base pariétale du côté aplati. Sur cinq observations d’aplatissement du pariétal, présentées par les auteurs précités, deux fois cette saillie est notée. Nous

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