LES MEMES , BOISSY
BOISSY , à port.
CVst une f.Tt.'di'é , il iTy a plus moyen de le leur cacher.... ( hntit. ) Eh bien . mes chers amis. ( A part. ) Je ne sais qu« leur dite.
FAVART
Arrive donc, Eoissy. Tu v.'s nous aider a finir notre
plan
BOISSY
Un plan ?
FAVART
D*opëra-comique L idée est neuve.... Tu vas travailler
avec nous.
BOISSY
De tout mon cœur , quel est Ion litre .^ FAVART.
Nous appellerons cela Les Dehors Trompeurs.
BOTSSY.
Tu le moques de moi , mais c'est mon titre que tu me voles.
FAVART
C'est égal , mon ami ; le sujet est tout différent. Tu as peint les travers d'un seip;neur , moi je veux seulement me moquer des ridicules d'un bourgeois, homiiie d'esprit d'ailleurs....
BOISSY
Ah ! Et tu lui donnes pour caractère....
FAVART
Le caractère le plus original; imagine-toi un homme qui commande des fêtes sans avoir un écu , invite tout le monde à dîner et ne sait peut-être pas lui-même comment il dînera.
BOISSY , froidement.
C'est un peu invraisemblable.
FAVART
Pas du tout, nous avons notre original. BOISSY.
Ah! Vous avez
VAUCAJSSON.
Oui : l'original est trouvé.
BOISSY^ à part.
Ils auront fait un tour à la cuisine.
FAVART
Le vois-tu ? velu comme un marquis. ^
VAUCANSON
L'air aisé
FAVART
Au milieu d'une foule d'amis qui se rendent à son invitation.
VAUCANSON, riant.
D'honneur, je crois le voir.
iâi
FAVART , riant.
Cela peut être fort drôle. ( Ils rient tous. )
VAUCANSON
Tu peux juger del'e{f<'[ , loi qui dois savoir ce que c'est que de se trouver sans dîner
BoissY, feignant de rire.
Comment , sans dîner.^.,
VAUCANSON
Ça m'est arrivé au«;si plus de vingt fois à moi qui te parle ; mais par exemple je n'invitais personne.
( Rilournelle du chœur suioant. ) BOiSSY, troublé.
Eh quoi ! Vous pourriez croire.
VAUCANSON
Il n'en conviendra pas encore , mais qu'entendt-je .'