CONCLUSIONS
1) Les délires de zoopathie interne constituent une variété de délires de possession : ils sont l’équivalent contemporain des délires de possession démoniaque observés surtout du moyen-âge au xvin siècle.
Ils rentrent dans le cadre des délires hypochon-
driaques.
2) Les animaux, objets de la possession sont générale-
ment des animaux rampants, allongés, aquatiques ou
amphibies, des serpents, des lézards, des grenouilles.
3) La croyance à l'existence de semblables animaux à son
origine dans l'interprétation erronée par un cerveau
débile de troubles cœnesthésiques des organes
abdominaux. — Le siège intestinal, la nature hydro-
aérique des mouvements anormalement percus par la
sphère sensitive organique hyperesthésiée, apportent
à la conscience viscérale des sensations de reptation
et d'humidité qui se traduisent dans la sphère
psychique en représentations vagues de reptiles en mouvement.
4) L'évolution de ces délire est chronique; elle n’aboutit
jamais à la guérison.
Le possédé-zoopathe peut devenir dangereux pour lui-même (suicide ou auto-mutilation), pour son entou-
rage et pour son médecin qu'il persécute.
5) Les opérations fictives, telles que la fausse laparotomie sont une thérapeutique toujours inutile et souvent nuisible.
Le traitement consiste surtout dans l’ sosténuet de pratiques inutiles ou dangereuses.