‹ Les Della RobbiaChapitre 9 sur 9 · REGINA CELI · texte numérisé non relu

REGINA CELI

se le crois de semn.

A Florence. Autour des murs du cortile de l'Académie des Beaux-Arts. QUARANTE -HUIT TÊTES de saints, de saintes, d'évangélistes, de rois et de prophètes, encadrées dans des œils-de-bœuf. Elles sont émaillées en couleurs et fort enluminées. Au-dessus des colonnes du même cortile, douze tètes d*apôtres, renfermées dans des encadrements circulaires. Même fabrication.

#e les erols de seua on de ses frères.

6* A FiESOLE. Dans la cathédrale, au-dessus de la

porte principale. Statue en ronde bosse, polychrome, représentant ROMULUS, ÉVÈQUE DE FIE- SOLE, assis et revêtu d'habits épiscopaux. Elle est placée dans une niche dont Tencadrement est formé de fleurs et de fruits, et repose sur un socle qui contient ces mots : ses romvlys eps fesylâts. Au-

dessus de la niche, et dans un médaillon circulaire qu'entoure une guirlande, sont les armoiries de Tévéque; au-dessous est une plinthe soutenue par des consoles, et plus has un cartel sur lequel on lit :

TEMPORE RD EPI FYSILANI GVLIELMI DE ANNO DOMINI FOLCHIS. MDXXI.

se la crois de Stmn.

y» A San-Giovanni, petite ville de Toscane, située

entre Florence et Arezzo. Au-dessus de la porte de relise principale. Une grande composition renfermée dans des cadres de forme ogivale. Le sujet est T AS- SOMPTION DE LA VIERGE, que l'on voit portée dans les airs par des anges. Au-dessous sont posés, debout, saint Jean-Baptiste et saint Laurent. Saint Thomas, placé près du tombeau de la mère de Dieu, qui est ouvert et rempli de plantes fleuries , a les bras élevés pour recevoir la ceinture que la Vierge lui présente. Le cadre est une forte guirlande de fruits, et la partie en retraite, qui le relie au tympan dont j'ai décrit la décoration, est ornée de six figures d'anges portant des instruments de musique. On remarque au sonmiet une image du Saint-Esprit et deux bras qui bénissent. Ëmaux polychromes, fort enluminés; les chairs sont colorées et émaillées. se la crofls ûe semn.

^' A PisTOJA. La feçade de Thôpital nommé il Ceppo est décorée d'une loge avancée qui fut construite en \SAhy et qui est entièrement couverte de grandes compositions, de figures allégoriques , de médaillons et de pilastres , enterre cuite émaillée. Les scènes représentées sur les principaux bas-reliefs forment une suite des œuvres de la Miséricorde; elles constituent une sorte de grande frise d'environ 1",20 de hauteur, qui, sur toute la longueur, remplit l'intervalle compris entre les arcs et les fenêtres pratiqués sur la façade de la loge. Chaque scène, prise isolément, a la disposition d'un bas-relief allongé et est séparée de celle qui suit par deux pilastres qui sont aussi en terre émaillée, et qui, par places, servent d'encadrement à une figure de vertu représentée debout. Au-dessous de cette disposition ornementale, et dans les parties pleines qui existent entre les arcades, sont des médaillons circulaires où sont figurées des scènes de la vie de la Vierge. D'autres médaillons de même grandeur contiennent des écus armoriés, et chacun des angles, formé par la retraite du bâtiment, est décoré d'une grande chimère en ronde bosse. Tous les ornements queje viens d'indiquer sont en terre cuite émaillée ; la position de chacun d'eux étant déterminée, je décrirai d'abord les grandes compositions. — l"" A gauche, sur la partie en retraite, environ cinq mètres de longueur, le bas -relief contient quatorze personnages : au centre

8i CATALOGUE,

est un prêtre vêtu de blanc, avec un camail et un bonnet noirs, qui, de la main droite, donne un manteau à un pauvre détaché d*un groupe de cinq, et de la gauche remet une bourse à deux religieuses qui lui présentent une enfant agenouillée; La mère de celle-ci est debout vers la droite , et près d'elle sont deux femmes dont Tune tient par la main un enfant nu. Toutes les chairs sont mattes et semblent avoir été repeintes; les vêtements sont émaillés en blanc, bleu, vert, jaune, et en une nuance violacée. Le fond bleu s'est un peu détruit, a été retouché et sali. On lit en un cartouche placé entre les deux pilastres d'encadrement : bbati mvndo corde qm. — 2'' A l'angle gauche de la façade, le bas-relief contient onze personnages. Le prêtre est représenté lavant les pieds d'un homme vêtu d'une peau de bête, en présence de deux lévites, d'un assistant et de quatre pèlerins, parmi lesquels on en remarque un qui est nimbé et porte à la main un petit drapeau. Vers la droite est un lit près duquel est un honmie en noir. Le fond est bleu; les vêtements sont polychromes. On lit en un cartouche placé entre les deux pilastres d'encadrement : bbati miséricorde qv. — S*" Le second bas-relief de la façade est composé de douze figures. Deux lits, sur lesquels on lit les numéros xx et xii, sont placés, l'un vers la gauche, l'autre à la droite; des malades y sont couchés et entourés d'infirmiers. Au centre, est le prêtre qui

vient les visiter, et près de lui le médecin qui lui parle. Le fond est émaillé de couleur blanche, les vêtements sont polychromes. — k"^ Le troisième bas -relief de la façade contient huit figures : Le prêtre , conduit par un saint , visite un homme enchaîné et assis près d'une maison dont les fenêtres grillées laissent apercevoir des prisonniers ; vers la droite sont placés des lévites portant des provisions et un personnage qui les dirige. — S*" Le quatrième bas - relief de la façade contient douze figures : Le prêtre y est encore représenté, avec quatre assis* tants, près d'une femme morte; le père et la mère se reconnaissent à leur désespoir , et l'un des deux hommes qui complètent la scène , semble être le médecin, — &"* Le cinquième bas-relief de la façade. On y voit le prêtre qui figure dans tous les autres, conduisant un pauvre vers une table où trois hommes sont déjà assis mangeant et servis par un assistant ; deux serviteurs , sortant d'une porte , tiennent en leurs mains des vivres que prend un personnage pour les distribuer à des mendiants. Le fond est émaillé de couleur blanche ; les vêtements sont polychromes. — 1"* La sixième et dernière composition de la façade, occupant l'angle droit, est d'un tout autre style * que les autres et d'une fabrication

• Un livre de comptas, conservé dans les archives de riiôpilal de Pisioja, fail mention de divers payemenls faits,

très-différente. (Elle n'est pas émaillée, mais en terre cuite et peinte.) On y compte dix-neuf figures et Ton y retrouve le prêtre que nous avons vu dans toutes les autres, faisant distribuer à boire à des malheureux. Les deux sexes et tous les âges sont représentés dans les groupes, où l'on remarque des femmes portant de grands vases et Tune d'elles présentant son enfant. Ce côté se termine, comme l'autre commence, par deux pilastres ornés, l'un d'arabesques et l'autre de fruits , qui encadrent un cartouche sur lequel on lit : qM ipsi dIv viiiebvnt. mè^xv. La / chimère en ronde bosse dont j'ai parlé occupe l'angle, et la partie de la loge qui fait retour n'est point h \ - L ; décorée d'un bas-relief comme celle qui lui correspond, soit qu'il n'ait jamais existé ou ait été détruit ; on n'y voit qu'un simple ravalement, et vers le milieu un écusson armorié qu'entoure une couronne de fruits .J'ai dit que des figu res all^oriques remplissaient l'espace entre les pilastres qui séparent les bas-reliefs de la façade. Elles sont au nombre de cinq et représentent la Prudence, la Religion, la Charité, la Foi et la Justice. Les scènes figurées sur trois des médaillons qui occupent les parties pleines entre les arcades, sont l'Annonciation, la Visitation et TAs-

én ibS% et 1586, à FUippo, ûU de Lorenzo Paladini, peintre dePistoJa, pour avoir terminé, au temps de Bartholomeo Montechiari, Tornement de la loge.

somption de la Vierge. Elles sont de la même main, et Ton lit sur Tune d'elles (r Annonciation}, Tinserip- ,..:Ueirarec la date qui suit : ano dn, mdxxv; leur encadrement est une couronne de fruits. Les autres médaillons sont décorés d'armoiries.

se crois les trois médaillons de Jean ; Je n*al pas reeoniia dans les grandes compositions la manière d* André, et n*al pas en d*oliJets de comparaison pour déconvrlr quelle part purent avoir en ce grand travail E.aca et Jérôme, fk*éres de Jean.

D. IV. 2)au.ffj^^

/ A Flobence. Au-dessus de la porte de Téglise de Santa-Lucia de' Magnoli. LUCIA, sainte et martyre, est représentée debout. Deux anges sont placés à ses côtés^ Douteux.

*2. A Florence. Au-dessus de la porte de l'église de Saint-Barnabe. LA VIERGE MARIE, assise, tenant sur ses genoux l'Enfant- Jésus. On lit audessous : SVB GTBERNATIONE ABTIS AROMATARIO-

RVM. Les figures sont de petite proportion, polychromes.

Douteux.

<5. A Florence. Dans l'église de Santa-Croce, cor-

88 CATALOGUE, ridor précédant la chapelle des Médicis. Une statue en ronde bosse, représentant SAINT DOMINIQUE. Le saint, debout, porte un livre. La niche qui le contient est engagée dans la muraille et décorée intérieurement d'une coquille de couleur bleue. A Textérieur elle est encadrée par des pilastres qui soutiennent un arc formé par un tore de fruits qui sont émaillés en couleurs. Le couronnement est un vase, rempli de fleurs, posé sur une console de laquelle s'échappent deux fortes guirlandes de fruits supportées par des enfants nus. L'émail de la statue est presque détruit.

poateux.

l^ , A Florence. Dans Téglise de Santa-Croce, chapelle du Saint-Sacrement. Une statue en ronde bosse représentant SAINT BERNARDIN DE SIENNE.

t. Une autre représentant SAINT FRANÇOIS.

Toutes deux sont émaillées en blanc.

Douteux.

6 • A Florence. Sur les murs du cortile de l'Académie des Beaux- Arts. Un bas-relief dont le sujet est l'ANNONCIATION. Huit bas-reliefs représen- /;y tant la Vierge et l'Enfant-Jésus.

IK>ateux.

/^"i A Florence. Au fond d'un petit cortBe dépendaDt de l'église de Santa-Maria-Novella, à gauche du cimetière intérieur. Un bas-relief faisant tableau d'autel. JÉSUS APPARAISSANT A LA MADE- LEINE , sous le costume d'un jardinier. Le fond est un paysage, et l'on remarque des oiseaux volant sur le ciel. Le tout est très-enluminé.

Douteux.

/é, A Florence. Dans l'église de San-Siraone. Un petit monument composé d'un encadrement que supporte une console. Onze têtes ailées , émaillées «n blanc sur fond bleu , une guirlande de fleurs et un rang d'oves forment le cadre qui est cintré par le haut. La console est une tête d'ange soutenant une tablette sur laquelle on lit : pellani madigieri

RISALITI ED lACOPO STO FILGLVOLO ED EDIS- CIENDNTI DI DETTO lACOPO. 1563.

n. A Florence. Dans Téglise de la Badia, chapelle des Salviatis. Un bas-relief contenu dans un demicercle surbaissé. LA VIERGE MARIE est représentée à mi-corps, tenant TEnfant- Jésus que l'on voit debout et jusqu'aux pieds ; à droite et à gauche des anges en prière.

Douteux. — Attribué par quelques norentlni à iiene- «etto BugUonl.

/^. A PiSTOJÂ. Dans Téglise de Saint-Jean. Un groupe enronde bosse. La Visitation. LA VIERGE MARIE relève Elisabeth qui s'agenouille, tout en la tenant en ses bras. L'émail est blanc, les cheveux de la Vierge sont indiqués en or et des lignes dorées profilent les draperies.

■Matenx.

j; . V, U^i^i^ 4 7^^^^^ /^li ^^

/. A Florence. Au couvent de Saint-Marc et dans Tappartement du vicaire général. LA VIERGE MA- RIE adorant TEnfant-Jésus. Pour symboliser la virginité sans tache de Marie, l'artiste a figuré un lis sortant de terre à côté d'elle.

%jt style en est st pur et si simple qae ce peat être on ouvrage de i^aca délia nobbla. [îioU WiiàMÀU,)

Z . A Florence. Sur l'autel qui est au fond de la nef droite de l'église des Saints-Apôtres, est un tabernacle qui sert de ciboire, orné de gracieuses figures d'anges et d'enfants, de fleurs et de guirlandes, en feuillages et fruits coloriés. Sur les côtés sont posés, debout, deux anges, un peu moins grands qu'au naturel, qui ouvrent et soulèvent un rideau.

3' A Florence. Au-dessus de la porte de l'église

d'Ognissanti , est un Couronnement de la Vierge ,

avec beaucoup de saints. Les figures sont émaillées

en blanc , le fond est bleu. z^^ /^

^ • A Florence . Dans la maison du chapelain de l'oratoire de Saint-Thomas-d*Aquin, il y a une figure de la Vierge, avec son divin Fils, en ronde bosse.

é'- Sienne . Dans l'église du couvent de l'Observance, près Sienne , l'on conserve l 'pne des plus pures et étonnante s o givreg en ce genre, représentant, en un grand tableau, le Couronnement de la Vierge, avec des anges à l'entour et des saints dans le bas. Sur le gradin sont l'Annonciation, la Nativité et l'Assomption de la Vierge. Quatre médaillons circulaires, où sont les Ëvangélistes en bas-relief, décorent la voûte de la même église. $(tlûit

0. A Santa-Fiora, sur le territoire de Sienne, nous avons vu S en octobre 18ïl , dans l'église de campagne dédiée aux saintes Flora et Lucilla, différents travaux de ce genre, fort précieux, et qui méritent d'être décrits. Dans le chœur est un fort grand tableau où sont représentés l'Ascension de Notre-Dame,

« Ce sont les annotaleurs du Yasari de Florence, qui parlent

et dans le bas saint Thomas et trois saints agenouillés. Dans le fronton, Dieu le Père et deux anges ; et sur chacun des pilastres qui encadrent la composition principale, est une petite figure de saint, posée debout. Sur le gradin, trois grandes scènes : la Dispute de Jésus contre les docteurs, son Baptême, et la Mise au Tombeau. Cette œuvre est des plus belles, et particulièrement la déposition est une merveille d'invention et de sentiment.

Dans le chœur même, il y a encore le sanctuaire pour rhuile sainte, sur lequel Dieu le Père est figuré, entouré d'anges et dé séraphins. Dans les fonts baptismaux est un bas-relief représentant saint Jean qui baptise le Christ, et deux anges agenouillés qui présentent le linge. Les figures sont hautes d'environ deux brasses, et les ornements en couleurs sont ceux que Ton voit d'habitude.

Sur la chaire, qui est carrée, sont représentés, sur le panneau du milieu, la Cène; sur l'un des côtés» la Résurrection, et sur l'autre l'Ascension ; œuvres fort belles, pleines de grâce et de vérité.

Et aussi, dans la première chapelle, à gauche en entrant , est un autre tableau en forme de devant d'autel ; au milieu est le Couronnement de la Vierge, surmonté d'un chœur de dix anges qui chantent et jouent des instruments. Sur l'un des compartiments latéraux est saint François qui reçoit les stigmates ; et sur l'autre, saint Jérôme priant dans une grotte.

Les petites compositions du gradin représentent T Annonciation de la Vierge, la Nativité du Christ et r Adoration des rois mages.

^* AYoLTERRE. Dans le vestibule de Téglise de Saint-Jérôme, couvent des Observants, hors la ville, sont deux chapelles. Dans celle dite du Jugement, est un grand tableau de terre cuite, émaillé de blanc, à l'exception du ciel qui est bleu. Il représente, dans le haut, le Christ qui maudit les réprouvés ; à ses côtés, sont deux anges avec les emblèmes de la Passion et deux autres, plus bas, qui soufflent dans des trompettes. Sur le plan inférieur du tableau, est, au milieu, saint Michel avec Tépée ensanglantée; et, à sa gauche, sont beaucoup de figures de damnés, de démons, un évoque; à sa droite, les saints, les élus. En arrière, des figures de petite proportion ; ce sont des anges et des moines qui chantent, d'autres qui s'embrassent, d'autres qui volent vers le ciel. Le sol est émaillé d'herbes , le ciel est clair. La scène opposée représente une nature horrible, pleine de rochers et de précipices, le ciel obscur et menaçant, et des démons qui déjà commencent à tourmenter les damnés. Le gradin est divisé en trois scènes, qui sont : l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages. On lit sur cette œuvre : qvesta tavola affatto

FARE MICHELAGNIOLO DI NICHOLAO CEHEREGLI .

M.CCCGCI.

^- L'autre chapelle, dite de la Miséricorde, a un tableau de même matière, à fond bleu. Il représente saint François, ayant les pieds sur le monde, qui donne à san Lucchese, posé à sa droite, un bref où est écrit : accipe disgiplinam patris tyi ; et à la femme de ce saint, qui est agenouillée à gauche, il présente un écrit oîi sont les mots : hec est VIA SALVTis ET INTE. Au-dcssus de la tête du saint, est la Pauvreté ; à ses côtés, la Chasteté et rObéissance. Sur le gradin, sont, au milieu, une Pieta, avec la Madone et saint Jean ; et sur les côtés, saint Bernard, saint Jérôme, saint Antoine de Padoue et saint Jacques. Les pilastres du tableau sont fort élégants.

Çt A FoiANO in Yaldichiana, dans la Collegiate, audessus d'un autel, à droite, en entrant, est un tableau en bas-relief représentant l'Assomption de la Vierge, saint Thomas et un autre saint agenouillés. Au-dessous on lit : QVESTA . tavol a . affatt a fare . QVI- RIGO . DI BARTOLGBIEG . DI . SERIAGOPO . FATTA . ADI. 12 . DAPRILE . 1502.

/D. Dans le chœur de l'église de Saint-François, est un très-beau et grand tableau, en terre cuite, où est figuré Dieu le Père, entouré de séraphins et de quatre anges en adoration. Au bas sont agenouillés saint François, Jésus-Christ, la Madone et saint Antoine

de Padoue. Sur le gradin, T Annonciation et la Nativité ; sur les côtés, un homme et une femme à ge~ noux et priant : ce sont les patrons qui ont fait faire cet ouvrage. Autour du cadre on voit beaucoup de séraphins.

//. Dans une autre chapelle de la même église, quelques statues de saints en terre cuite.

)X . Dans réglise de Saint-Dominique, au-dessus du troisième autel à gauche, en entrant, est un tableau représentant les douze Apôtres agenouillés. Le cadre est orné des séraphins habituels. Sur le gradin, r Annonciation, la Nativité et la Circoncision. Le patron de ce tableau y est peint en clair obscur, sur émail.

/«?• A San-Llcchesk, près de Poggibonsi, dans un ancien couvent de Franciscains de l'Observance. Sur le premier autel , à gauche de celui qui entre dans réglise, est un tableau, en terre cuite colorée, trèsriche en figures, en architecture et en monuments décoratifs. Le corps principal est formé de trois niches divisées par des pilastres. Dans celle du milieu est une Notre-Dame, debout, portant dans ses bras son divin Fils ; dans celle de gauche, saint François ; dans Tautre, saint Antoine de Padoue. Dans le petit arc et les médaillons ronds qui surmontent les niches, sont Dieu le Père et deux évoques, demi-figures. Le fronton au-dessus du tableau représente le

Couronnement de la Vierge. Deux enfants assis sont posés aux extrémités de la corniche ^u cadre, et deux autres au-dessus de Tare du fronton ; sur les côtés sont deux prophètes dehout. Le gradin est orné de compositions et de deux figures d'évèques. Sur un petit cartel , qui est mêlé aux ornements de Tun des prophètes, on lit : an . s . md . xiiii.

/^. A Prato. a Santa-Anna, dans le vestihule qui conduit du couvent en Téglise, est im tabernacle avec une niche servant pour les ablutions. Au milieu est '^ -

la Madone avec TEnfant et deux anges en adoration. v

Quatre petits enfants, dont deux soulèvent des guir- ^

landes de fruits et de fleurs , et deux tiennent embrassée la Croix, terminent ce gracieux tabernacle. v ^ On lit sur le pilastre, à droite : anno . m.d .xx ; et à gauche : aferardfs alahauni be salyiatisfieri

FJBGIT.

/<" A PiSB. Dans l'église de Saint-Sylvestre, est encastré dans le mur, en avant de la petite nef, un travail en terre cuite émaillée représentant la Vierge dans une gloire , entourée d'anges et de prophètes ; et au bas du cadre sont quatre saints presque en ronde bosse. On lit, dans deux petits cartels que contient la corniche^ que ce travail fut exécuté en 1520,

du temps de Tarchiprètre Franceschi, et du membre de la fabrique Agostino Urbani.

/o. A Lari^ près Pise (iiel quartiere del Vicario), il y a un ovale en terre cuite blanche où est figurée la Vierge avec TEnfanWésus, dans un cadre de ûeurs, de feuillages et de fruits. Une inscription donne la date 152^, et dit qu'il fut fait pour Alexandre, fils de Piero S^ni,

/y- A Florence. Dans le cortile de la maison Mozzi, sont suspendus plusieurs fragments en terre cuite, qui sont : quatre anges, quinze tètes de séraphins, quatre gardes endormis qui semblent être la partie inférieure d'une Résurrection du Christ, dont proviennent probablement tous ces morceaux. Il y a /^. aussi un médaillon circulaire de la Nativité et de l'Adoration des bergers.

/Q ' A Florence. Au-dessus de la porte de la maison Sorbi, située borgo San-Jacopo, est une Annonciation émaillée en couleurs , aux deux tiers de nature, et d'autres figures d'anges qui y ont été placées en 1830.

^^. Fiesole. Dans l'oratoire de Sant'Ansano, hors Fiesole, au nombre des précieuses œuvres d'art recueillies par le chanoine Angelo-Maria Bandini, se

trouvent des terres cuites, les unes blanches , les autres en couleurs.

ai. Dans réglise des Pères-Capucins d'Arcevia, dio-

cèse de SinigagUa, un ornement d'autel divisé par des pilastres d'ordre composite » avec saint Jérôme et saint Jean-Baptiste dans les deux niches latérales ; et au milieu, Notre-Dame, assise, avec TEnfant-Jésus sur ses genoux. Sur le gradin, quelques scènes de la vie de saint Antoine abbé, en bas-relief, et beaucoup d'ornements de fleurs et de fruits. (Voy. Ricci, Mem. stor. deirarteedegli artisti délia Marca d'Ancona, ii, 158.)

Nota. — Il est toute une classe de terres émaillées dont je ne puis donner la description parce qu'elle serait sans intérêt, quoiqu'elles m'aient beaucoup appris : ce sont les écussons des famiHcs italiennes des xy"« et xyi»°« siècles, qui sout apposées sur les maisons de ville et portent à la fois les noms, les armes et la date des magistratures; bien qu'eUes aient rarement d'autres figures que des anges servant de supports, les ornements, les cadres et les inscriptions offrent assez de perticularités pour que j'aie pu comparer ces monuments entre eux et les rapprocher de compositions plus importantes et non datées.

Imprimerie YiNcnoN, rue J.-J. Rousseau, 8. j

Page 1